• La ronde des mois

    Janvier prend la neige pour châle ;

    Février fait glisser nos pas ;

    Mars de ses doigts de soleil pâle,

    Jette des grêlons aux lilas.

     

    Avril s'accroche aux branches vertes ;

    Mai travaille aux chapeaux fleuris ;

    Juin fait pencher la rose ouverte

    près du beau foin qui craque et rit.

     

    Juillet met les oeufs dans leurs coques

    Août sur les épis mûrs s'endort ;

    Septembre aux grands soirs équivoques,

    Glisse partout ses feuilles d'or.

     

    Octobre a toutes les colères,

    Novembre a toutes les chansons

    Des ruisseaux débordant d'eau claire,

    Et Décembre a tous les frissons.

    Rosemonde Gérard


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  • Nouvel An, sois le bienvenu

    Tout grelottant et tout nu

    Nouvel An ! Sois le bienvenu !

    Peut-être as-tu deux fils de laine

    Pour la pauvre Madeleine ?

    Un grain de blé pour le champ

    Du vieux paysan ?

    Sans doute as-tu un peu de bien

    Un peu de riz pour l'indien ?

    Et cachée sous ta mante brune

    La pierre de Lune ?

    Pour le Désert la moitié

    D'une goutte... d'une goutte...

    Et pour le monde entier

    Qui t'écoute... qui t'écoute...

    Du nord au sud, de branche en brin

    De l'Amour... un brin.

    Tout grelottant et tout nu

    Nouvel An ! Sois le bienvenu !

    Maud-Élisa Givaudan


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  • Chaque jour est unique.

    Chaque année est une promesse de joies et de découvertes.

    Que 2012 soit pour vous une année spéciale.

    Que des milliers de petites joies viennent embellir votre vie.

    Bonne Année !


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  • Nous ne vieillissons pas d'une année sur l'autre, nous nous renouvelons chaque jour.

    Emily Dickinson

     


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  • Le matin des étrennes

    Ah ! Quel beau matin, que ce matin des étrennes !

    Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes

    Dans quel songe étrange où l'on voyait joujoux,

    Bonbons habillés d'or, étincelants bijoux,

    Tourbillonner, danser une danse sonore,

    Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !

    On s'éveillait matin, on se levait joyeux,

    La lèvre affriandée, en se frottant les yeux...

    On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,

    Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,

    Et les petits pieds nus effleurant le plancher,

    Aux portes des parents tout doucement toucher...

    On entrait ! ... puis alors les souhaits ... en chemise,

    Les baisers répétés, et la gaieté permise !

    Arthur Rimbaud


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