• Au Carnaval tout le monde est jeune, même les vieillards.

    Au Carnaval tout le monde est beau, même les laids.

    Nicolaï Evreïnov

    Créations Carnaval fond transparent

    Bonne journée de Carnaval !


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  • Masques du Carnaval de Venise

    Le port des masques à Venise date de la nuit des temps, les déguisements, les loups et les masques font partie de l'histoire de la ville.

    Le déguisement vénitien le plus répandu est la bauta, le favori des Vénitiens. Il comprend une grande cape, un tricorne, tous deux de couleur noire, et le "volvo" de soie (masque blanc) qui dissimule le visage. La bauta garanti l'anonymat le plus complet, car elle permet de boire et de manger sans retirer son masque.

    La moretta, masque ovale de velours noir, porté par les femmes est maintenu sur le visage grâce à un bouton que l'on tient avec la bouche, la femme qui porte ce masque ne peut pas parler.

    Il y a aussi les masques des personnages de la Commedia dell'arte :

    Dans cette forme de théâtre, les acteurs interprétaient des personnages en improvisant autour de thèmes donnés.

    Arlequin et Colombine, Polichinelle, Pierrot, Pantalon, Capitan, Le docteur et bien d'autres...

    A partir d'une intrigue simple, ils improvisent des comédies mêlées de chants, de danses, d'acrobaties, tous les acteurs portent des masques, à l'exception des rôles amoureux.

    Les artisans vénitiens "Les mascareri" sont passés maîtres dans l'art du masque, aujourd'hui encore ils continuent de fabriquer des masques de la Commedia d'ell'arte.


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  • Venise

    Dans Venise la rouge,

    Pas un bateau qui bouge,

    Pas un pêcheur dans l'eau,

    Pas un falot.

     

    Seul, assis à la grève,

    Le grand lion soulève,

    Sur l'horizon serein,

    Son pied d'airain.

     

    Autour de lui, par groupes,

    Navires et chaloupes,

    Pareils à des hérons

    Couchés en ronds,

     

    Dorment sur l'eau qui fume,

    Et croisent dans la brume,

    En légers tourbillons,

    Leurs pavillons.

     

    La lune qui s'efface

    Couvre son front qui passe

    D'un nuage étoilé

    Demi-voilé.

     

    Ainsi, la dame abbesse

    De Saint-Croix rabaisse

    Sa cape aux larges plis

    Sur son surplis.

     

    Et les palais antiques,

    Et les graves portiques,

    Et les blancs escaliers

    Des chevaliers,

     

    Et les ponts, et les rues,

    Et les mornes statues,

    Et le golfe mouvant

    Qui tremble au vent,

     

    Tout se tait, fors les gardes

    Aux longues hallebardes,

    Qui veillent aux créneaux

    Des arsenaux.

     

    Ah ! maintenant plus d'une

    Attend, au clair de lune,

    Quelque jeune muguet,

    L'oreille au guet.

     

    Pour le bal qu'on prépare,

    Plus d'une qui se pare,

    Met devant son miroir

    Le masque noir.

     

    Sur sa couche embaumée,

    La Vanina pâmée

    Presse encor son amant,

    En s'endormant ;

     

    Et Narcissa, la folle,

    Au fond de sa gondole,

    S'oublie en un festin

    Jusqu'au matin.

     

    Et qui, dans l'Italie,

    N'a son grain de folie ?

    Qui ne garde aux amours

    Ses plus beaux jours ?

     

    Laissons la vieille horloge,

    Au palais du vieux doge,

    Lui compter de ses nuits

    Les longs ennuis.

     

    Comptons plutôt, ma belle,

    Sur ta bouche rebelle

    Tant de baisers donnés...

    Ou pardonnés.

     

    Comptons plutôt tes charmes,

    Comptons les douces larmes,

    Qu'à nos yeux a coûté

    La volupté !

    Alfred de Musset


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  • L'habit d'Arlequin

    Vous connaissez ce quai nommé de la Ferraille,

    Où l'on vend des oiseaux, des hommes et des fleurs.

    A mes fables souvent c'est là que je travaille ;

    J'y vois des animaux, et j'observe leurs moeurs.

    Un jour de mardi gras j'étais à la fenêtre

    D'un oiseleur de mes amis,

    Quand sur le quai je vis paraître

    Un petit arlequin leste, bien fait, bien mis,

    Qui, la batte à la main, d'une grâce légère,

    Courait après un masque en habit de bergère.

    Le peuple applaudissait par des ris, par des cris,

    Tout près de moi, dans une cage,

    Trois oiseaux étrangers, de différent plumage,

    Perruche, cardinal, serin,

    Regardaient aussi l'arlequin.

    La perruche disait : "J'aime peu son visage,

    Mais son charmant habit n'eut jamais son égal.

    Il est d'un si beau vert ! - Vert ! dit le cardinal ;

    Vous n'y voyez donc pas, ma chère ?

    L'habit est rouge assurément ;

    Voilà ce qui le rend charmant.

    - Oh ! pour celui-là, mon compère,

    Répondit le serin, vous n'avez pas raison,

    Car l'habit est jaune-citron ;

    Et c'est ce jaune-là qui fait tout son mérite.

    - Il est vert. - Il est jaune. - Il est rouge morbleu ! "

    Interrompt chacun avec feu ;

    Et déjà le trio s'irrite.

    "Amis, apaisez-vous, leur crie un bon pivert ;

    L'habit est jaune, rouge et vert.

    Cela vous surprend fort : voici tout le mystère ;

    Ainsi que bien des gens d'esprit et de savoir,

    Mais qui d'un seul côté regardent une affaire,

    Chacun de vous ne veut y voir

    Que la couleur qui sait lui plaire.

    Jean-Pierre Claris de Florian


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  • Fond pour le Carnaval !

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    Fond Carnaval 1024/768

    Fond Carnaval 1360/768


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