• La devise du chat : qu'importe ce que tu as fait, essaie toujours de faire croire que c'est la faute du chien.
    Jeff Valdez


    11 commentaires
  • La lune

    Dans la nuit qu'elle argente avec son regard blanc,

    Faisant hurler les chiens et chanter les poètes,

    La Lune pend, légère, ainsi qu'un cerf-volant.

     

    Au milieu des tuyaux longs et des girouettes

    Qui dentellent les toits blancs de leur profil noir,

    Chagrine, elle poursuit les chattes inquiètes,

     

    Et guettant les matous lascifs qui vont s'asseoir

    Au bord de la gouttière, elle monte la garde

    Devant  ces diamants, les étoiles du soir.

     

    Voici l'astre aux blancheurs métalliques qui farde

    De craie, au fond du ciel, son masque glacial,

    La lune pâle est ronde, attirante et blafarde,

     

    Comme un suave écu de cent sous idéal.

    Louis Denise


    17 commentaires
  • La première tasse me sort du sommeil,

    mon univers s'éclaire.

    La deuxième tasse m'enlève la fatigue,

    comme la pluie nettoie la poussière.

    La troisième tasse me montre la voie,

    j'oublie tous les soucis de la vie.

    Moine Jiao Ran


    14 commentaires
  • En regardant les gens marcher dans la rue, on apprend à distinguer les hommes des femmes : les têtes qui se tournent vers toutes les vitrines des magasins sont celles des femmes. Il existe d'autres moyens de vérification.
    Groucho Marx


    8 commentaires
  • Pluie

    Il pleut. J'entends le bruit égal des eaux ;

    Le feuillage, humble et que nul vent ne berce,

    Se penche et brille en pleurant sous l'averse ;

    Le deuil de l'air afflige les oiseaux.

     

    La bourbe monte et trouble la fontaine,

    Et le sentier montre à nu ses cailloux.

    Le sable fume, embaume et devient roux ;

    L'onde à grands flots le sillonne et l'entraîne.

     

    Tout l'horizon n'est qu'un blême rideau ;

    La vitre tinte et ruiselle de gouttes ;

    Sur le pavé sonore et  bleu des routes

    Il saute et luit des étincelles d'eau.

     

    Le long d'un mur, un chien morne à leur piste,

    Trottent, mouillés, de grands boeufs en retard ;

    La terr est boue et le ciel est brouillard ;

    L'homme s'ennuie : oh ! que la pluie est triste !

    René François Sully Prudhomme


    25 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique