• Vent d'automne

    Ah ! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

    L'entends-tu pas heurter la porte ?

    A plein cabas il nous apporte

    Les marrons fous, les feuilles mortes.

    Ah ! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

    Ah ! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

    L'entends-tu pas à la fenêtre ?

    Par la moindre fente il pénètre

    Et s'enfle et crache comme un chat.

    Ah ! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

    - J'entends les cris des laboureurs,

    La terre se fend, se soulève.

    Je vois déjà le grain qui meurt,

    Je vois déjà le blé qui lève.

    Voici le temps des laboureurs.

    Pierre Menanteau


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  • Feuille rousse, feuille folle

    Feuille rousse, feuille folle

    Tourne, tourne, tourne et vole !

    Tu voltiges au vent léger

    Comme un oiseau apeuré.

    Feuille rousse, feuille folle !

    Sur le chemin de l'école,

    J'ai rempli tout mon panier

    Des jolies feuilles du sentier.

    Feuille rousse, feuille folle !

    Dans le vent qui vole, vole,

    J'ai cueilli pour mon cahier la feuille qui dansait.

    Luce Fillo


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  • L'automne

    On ne s'accorde pas encore sur le nom du peintre,

    Mais son talent fait l'unanimité.

    Et à chaque année, en septembre,

    Il sort sa palette et nous éblouit

    De ses rouges, de ses oranges,

    De ses jaunes et de ses verts.

    Julie Brouard


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  • Le melon a été divisé en tranches par la nature, afin d'être mangé en famille.

    La citrouille étant plus grosse, peut-être mangée avec les voisins.

    Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre


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  • Un air d'octobre

    Un air comme une traîne immense

    Un air qui ne finit jamais

    Un air d'octobre une romance

    Plus douce que le mois de mai

    Un air qui toujours recommence

     

    Tes yeux ont le mal d'horizon

    Fou qui trouve assez bleu l'azur

    A qui le ciel n'est pas prison

    Il faut aimer à démesure

    Ce n'est pas assez que raison

     

    Bel automne aux mains de velours

    C'est la chanson jamais chantée

    C'est la chanson de notre amour

    C'est la chanson des roses-thé

    Dont le coeur est couleur du jour

     

    Est-il assez profond sanglot

    Pour dire les déserts physiques

    Pareils aux ronds qu'on fait dans l'eau

    Les mots valent-il la musique

    Du long désir au coeur enclos

     

    Un air Elsa de la démence

    Un air qui ne finit jamais

    Un air d'octobre une romance

    Plus doux que n'est le mois de mai

    Un air comme une traîne immense.

    Louis Aragon


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