• Et Rose elle vivra...

    L'attachante Chloris, la Déesse des Fleurs,

    Dans un élan du cœur en quête d'une Reine,

    Accueillit une Rose en beauté souveraine,

    Exhalant ses parfums empourprés de couleurs.

     

    Déesse de l'Amour, Aphrodite ennoblit

    La Rose retenue pour sa grande beauté,

    Dionysos aussi, par simple loyauté

    Offrit ses doux nectars en parfums anoblis.

     

    Les Trois Grâces alors la comblèrent de charme

    Avec délicatesse et grand enchantement.

    Apollon la fit Reine et son couronnement

    Provoqua dans l'Olympe un amical vacarme !

     

    En habitant le rêve, elle songe aux amours,

    Sublime la beauté, le désir passionnel ;

    Magicienne de l'art et du relationnel,

    Son contact est plus doux que le plus doux velours !

     

    Des sables elle est la Rose et l'hellébore noir,

    Plus connu sous le nom de Rose de Noël,

    Évoque en notre esprit l'idéal temporel

    D'humer tout son parfum véhiculant l'espoir.

     

    Que l'on s'exprime en vers ou qu'on l'écrive en prose,

    Une lettre d'amour n'est autre qu'un bouquet

    De ces fleurs adulées invitées au banquet

    Des festins enchanteurs pour voir la vie en rose !

    Louis Fontas


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  • On ne force pas une fleur à s'ouvrir... Mais on peut favoriser son éclosion en ne lui cachant pas le soleil...
    Claude Deschênes


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  • Il reste toujours un peu de parfum à la main qui donne des roses.
    Confucius


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  • La violette

    " Pourquoi faut-il qu'à tous les yeux

    Le destin m'ait cachée au sein touffu de l'herbe,

    Et qu'il m'ait refusé, de ma gloire envieux,

    La majesté du lis superbe ?

     

    Ou que n'ai-je l'éclat vermeil

    Que donne le printemps à la rose naissante,

    Quand, dans un frais matin, les rayons du soleil

    Ouvrent sa robe éblouissante ?

     

    Peut-être pourrais-je en ces lieux

    Captiver les regards de la jeune bergère

    Qui traverse ces bois, et, d'un pied gracieux,

    Foule la mousse bocagère.

     

    Avant qu'on m'eût vu me flétrir,

    Je me serais offerte à ses beaux doigts d'albâtre ;

    Elle m'eût respirée, et j'eusse été mourir

    Près de ce sein que j'idolâtre.

     

    Vain espoir ! on ne te voit pas ;

    On te dédaigne, obscure et pâle violette !

    Ton parfum même est vil ; et ta fleur sans appas

    Mourra dans ton humble retraite. "

     

    Ainsi, dans son amour constant,

    Soupirait cette fleur, amante désolée ;

    Quand la bergère accourt, vole, et passe en chantant ;

    Le fleur sous ses pas est foulée.

     

    Son disque, à sa tige arraché,

    Se brise et se flétrit sous le pied qui l'outrage ;

    Il perd ses doux parfums, et languit desséché

    Sur la pelouse du bocage.

     

    Mais il ne fut pas sans attrait

    Ce trépas apporté par la jeune bergère,

    Et l'on dit que la fleur s'applaudit en secret

    D'une mort si douce et si chère.

    Charles-Julien Lioult de Chênedollé


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  • Si les roses, qui ne durent qu'un jour faisaient des histoires... elles diraient :

    " Nous avons toujours vu le même jardinier ; de mémoire de rose on n'a vu que lui... Assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas. "
    Bernard Fontenelle


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