• Il paraît que la rose bleue a été longtemps le rêve de Balzac. Elle était aussi le mien dans mon enfance,  car les enfants comme les poètes sont amoureux de ce qui n'existe ps.
    George Sand


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  • Les femmes sont fleurs

    Il y a des moments où les femmes sont fleurs ;

    On n'a pas de respect pour ces fraîches corolles...

    Je suis un papillon qui fuit des choses folles,

    Et c'est dans un baiser suprême que je meurs.

     

    Mais il y a parfois de mauvaises rumeurs ;

    Je t'ai baisé le bec, oiseau bleu qui t'envoles,

    J'ai bouché mon oreille aux funèbres paroles ;

    Mais, Muse, j'ai fléchi sous tes regards charmeurs.

     

    Je paie avec mon sang véritable, je paie

    Et ne recevrai pas, je le sais, de monnaie,

    Et l'on me laissera mourir au pied du mur.

     

    Ayant traversé tout, inondation, flamme,

    Je ne me plaindrai pas, délicieuse femme,

    Ni du passé, ni du présent, ni du futur !

    Charles Cros


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  • Prends cette rose

    Prends cette rose aimable comme toi

    Qui sert de rose aux roses les plus belles,

    Qui sert de fleur aux fleurs les plus nouvelles,

    Dont la senteur me ravit tout de moi.

     

    Prend cette rose et ensemble reçois

    Dedans ton sein mon cœur qui n'a point d'ailes :

    Il est constant et cent plaies cruelles

    N'ont empêché qu'il ne gardât sa foi.

     

    La rose et moi différons d'une chose :

    Un Soleil voit naître et mourir la rose,

    Mille Soleils ont vu naître m'amour,

     

    Dont l'action jamais ne se repose.

    Que plût à Dieu que telle amour, enclose,

    Comme une fleur, ne m'eut duré qu'un jour.

    Pierre de Ronsard


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  • Fleurs éternelles

    Je sème des fleurs

    Sur mon passage

    Des fleurs d'instants,

    Si parfumées

    Que, même lorsque

    J'avance en âge,

    Elles me ramènent

    Vers mon passé.

    Anne Schwarz-Henrich


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  • Une rose

    Cette rose vivait au-dessus du jardin,

    N'ayant, sur son front pur, qu'une âme pour aigrette,

    Et ne comprenant rien à la foule secrète

    Qui se cachait le soir et courait le matin.

     

    Aspirant à l'étoile et fuyant le ravin

    Il lui fallait le ciel pour appuyer sa tête...

    Cette rose vivait au dessus du jardin,

    N'ayant, sur son front pur, qu'une âme pour aigrette.

     

    Elle n'avait jamais, pour lire le destin,

    Effeuillé le cœur d'or d'une humble pâquerette ;

    Elle n'avait jamais, penchant son cœur lointain,

    Vu trembler l'herbe folle ou l'herbe d'amourette...

    Cette rose vivait au-dessus du jardin.

    Rosemonde Gérard-Rostand


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