• Jours de Fêtes

    La cité resplendit en cette fin d'année.

    La grand-rue s'est parée de superbes décors.

    Place de la mairie, le soir illuminée,

    Se dresse le sapin, vêtu de pourpre et d'or.

     

    Il n'est pas un balcon, pas une devanture

    Qui ne fasse peau neuve en ces jours merveilleux.

    Les vitrines ont mis leurs plus belles parures,

    Que l'enfant ébloui va dévorer des yeux.

     

    Aux portes des maisons s'accrochent les couronnes.

    C'est un rite obligé, la coutume le veut.

    A l'église là-bas, le clocher carillonne,

    Ajoutant à la joie de ces moments heureux.

     

    Bras chargés de cadeaux, la mine épanouie,

    Les badauds affairés marchent à pas pressés.

    Puis ils s'en vont quérir, en longues théories,

    La bûche de Noël et les marrons glacés.

     

    Dans un grand vent d'amour la fête nous entraîne.

    Qu'importe si l'hiver impose sa rigueur.

    Cette trêve bénie nous fait l'humour sereine,

    On aime tout le monde, et l'on a chaud au coeur.

     

    Dans quelques temps d'ici, les flonflons, les surprises,

    Ne seront plus pour nous que tendre souvenir.

    Pour l'heure, bonnes gens, souffrez que je vous dise,

    Avec mes meilleurs voeux, bonne année à venir.


    Renée Jeanne Mignard

    Je remercie Renée Jeanne Mignard de me permettre de publier ses poèmes sur mon blog.


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  • Est-ce toi Père Noël ?


    Est-ce toi Père Noël ?

    Qui poses un chapeau de feu

    Sur la tête des chandelles,

    Bigoudis de sapins bleus ?

     

    Est-il vrai qu'à la Noël

    Le cop des clochers d'église

    Met un jabot de dentelle

    Pour te faire une surprise ?

     

    Dors-tu dans un satellite,

    Sur le tablier des dunes ?

    Ou vis-tu comme un ermite

    Dans le tonneau de la Lune ?

     

    Pourquoi quand je t'interroge

    Ne me réponds-tu jamais ?

    Est-tu pareil à l'horloge

    Qui dit coucou puis se tait ?

     

    Tant pis ! Si dès aujourd'hui

    Tu ne veux pas te montrer,

    Je n'ôterai la suie

    Qui bouche la cheminée !

    Pierre Coran


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  • Des petites cartes de Noël pour envoyer dans vos courriels.

    Joyeuses Fêtes à tous !


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  • Cache cache Père Noël !

    Papa raconte que le Père Noël va venir chez Billi, doucement, en catimini... Il passera par la cheminée pour déposer des jouets tout autour de ses souliers. Mais il ne se montrera pas ! Le Père Noël n'aime pas ça ! Il adore faire des mystères et garder pour lui ses secrets... Mais avant de s'en aller, il boira le bol de chocolat que papa posera là, sur le petit banc de bois. Bien entendu, Billi ne verra rien, pas plus que son chien Tipotin ! Au matin il entendront papa crier :

    "Le Père Noël est passé ! "

    Mais Billi est plutôt malin. Il dit tout bas à Tipotin :

    - Nous allons rester éveillés à côté de la cheminée, sur le petit banc de bois. Quand le Père Noël viendra, nous lui poserons des questions :

    - où se trouve sa maison ? La Mère Noël existe-t-elle ? Connaît-il le Loup-Garou, des sorciers ou des sorcières ?

    Mais le Père Noël veut continuer à faire tranquillement son métier dans le plus grand des mystères ! Comme il se méfie de Billi, il murmure dans sa moustache :

    - Tu veux jouer à cache-cache ? Alors, je trouverai une autre façon d'entrer sans bruit dans ta maison !

    Il se glisse par la fenêtre du salon juste derrière le rideau ! Mais là, le Père Noël ne peut plus bouger ! Il risquerait de se montrer. Billi le découvrirait...

    Heureusement que le téléphone est tout près ! Il le soulève jusqu'à son oreille et il chuchote dans l'appareil :

    - Allô ! C'est toi, Loup-Garou ? Billi est encore éveillé. Il voudrait bien me faire raconter nos secrets ! Pourrais-tu venir m'aider ?

    Mais le Loup-Garou est trop occupé à préparer son dîner. Il fait mijoter des navets et de bons petits oignons dans un énorme chaudron où il espère faire cuire les Trois Petits Cochons, qu'il n'arrive pas à attraper depuis l'an passé.

    Alors, le Père Noël fait un autre numéro et chuchote dans l'appareil :

    - Allô ! C'est toi, Fifi la Sorcière ? Billi est encore éveillé.  Il voudrait bien me faire raconter nos secrets. Pourrais-tu venir m'aider ?

    Mais Fifi la Sorcière est trop occupée à préparer son dîner : des petits oeufs de vipère à la bave d'éléphant  ! Elle n'a vraiment pas le temps !

    Alors le Père Noël se souvient d'un autre très bon copain.

    C'est un bon génie africain. Il lui téléphone aussi, et son vieil ami lui dit :

    - As-tu toujours sur toi la petite flûte de bois que je t'avais offerte autrefois ? Sa jolie musique est magique... Elle a un pouvoir mystérieux qui oblige à fermer les yeux !

    Le Père Noël, aussitôt, sort la petite flûte de la poche de son manteau. Et le voilà qui joue de son mieux la petite musique qui oblige à fermer les yeux...

    Cette fois, Billi s'endort... Et le Père Noël, rassuré, peut enfin faire son métier ! Il pose les jouets auprès de la cheminée tout autour des deux souliers, sans oublier de vider le bol de chocolat posé sur le banc de bois ! Puis il prend doucement dans ses bras Billi endormi, le dépose dans son lit et disparaît dans le vent...

    Le lendemain matin, Billi découvre ses jouets. Le chocolat a disparu !

    Est-ce le Père Noël qui l'a bu ? Tipotin n'a rien entendu et Billi n'a rien vu non plus ! Tous les deux regardent dans la cheminée et même au fond des souliers... Mais le Père Noël n'est plus là ! Il ne se montrera pas !

    Alors, Billi crie vers le ciel !

    - Tu as gagné, Père Noël ! Mais une autre fois, je me cacherai quand tu arriveras. Quand tu boiras ton chocolat sur le petit banc de bois, j'arriverai en catimini et c'est toi qui sera surpris ! Alors, tu seras obligé de me parler de tes amis et de me chuchoter tes secrets. Je te dirai les miens aussi, longtemps, longtemps dans la nuit...

    Claude Clément

    Je remercie Claude Clément de me permettre de publier ses contes sur mon blog.


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  • La légende du sapin

    Autrefois, tous les arbres de la forêt conservaient leurs feuilles à l'approche de l'hiver.

    Aujourd'hui, seul le sapin reste vert à la mauvaise saison.

     

    Aux alentours de Noël, un petit oiseau ne pu s'envoler vers les pays chauds, car son aile était brisée.

    Comment allait-il résister à la rigueur de l'hiver ?

     

    Tremblant de froid, il s'abrite dans le feuillage d'un gros chêne.

    Le chêne refuse de l'accueillir :

    " Va-t-en, tu vas manger tous mes glands " dit-il.

     

    Malgré la neige, il quitte le gros arbre pour se réfugier dans les branches du hêtre touffu.

    " Ne reste pas là, tu vas picorer mes faines " dit-il.

     

    Le petit oiseau terrifié s'échappe pour se cacher dans un bouleau qui le chasse sans tarder :

    " Je ne veux pas de toi, tu vas salir mes branches ".

     

    Repoussé par tous les arbres, le petit oiseau se couche dans la neige pour mourir.

    Il voit soudain à quelques pas de là un sapin qui lui fait signe.

    Les ailes engourdies par le froid, il se traîne vers le sapin.

    " Ici, tu ne crains rien, je te protégerai " lui dit-il.

    La veille de Noël, un vent terrible souffla sur la forêt.

    Tous les arbres perdirent leurs feuilles sous la force du vent.

    Seul le sapin conserva son feuillage, car il avait accueilli le petit oiseau malade.

     

    Voilà pourquoi le sapin est aujourd'hui l'arbre de Noël, généreux et protecteur, autour duquel

    nous nous réunissons.

    D'après H.J. Troxler


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