• Des petites cartes de Noël pour envoyer dans vos courriels.

    Joyeuses Fêtes à tous !


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  • Cache cache Père Noël !

    Papa raconte que le Père Noël va venir chez Billi, doucement, en catimini... Il passera par la cheminée pour déposer des jouets tout autour de ses souliers. Mais il ne se montrera pas ! Le Père Noël n'aime pas ça ! Il adore faire des mystères et garder pour lui ses secrets... Mais avant de s'en aller, il boira le bol de chocolat que papa posera là, sur le petit banc de bois. Bien entendu, Billi ne verra rien, pas plus que son chien Tipotin ! Au matin il entendront papa crier :

    "Le Père Noël est passé ! "

    Mais Billi est plutôt malin. Il dit tout bas à Tipotin :

    - Nous allons rester éveillés à côté de la cheminée, sur le petit banc de bois. Quand le Père Noël viendra, nous lui poserons des questions :

    - où se trouve sa maison ? La Mère Noël existe-t-elle ? Connaît-il le Loup-Garou, des sorciers ou des sorcières ?

    Mais le Père Noël veut continuer à faire tranquillement son métier dans le plus grand des mystères ! Comme il se méfie de Billi, il murmure dans sa moustache :

    - Tu veux jouer à cache-cache ? Alors, je trouverai une autre façon d'entrer sans bruit dans ta maison !

    Il se glisse par la fenêtre du salon juste derrière le rideau ! Mais là, le Père Noël ne peut plus bouger ! Il risquerait de se montrer. Billi le découvrirait...

    Heureusement que le téléphone est tout près ! Il le soulève jusqu'à son oreille et il chuchote dans l'appareil :

    - Allô ! C'est toi, Loup-Garou ? Billi est encore éveillé. Il voudrait bien me faire raconter nos secrets ! Pourrais-tu venir m'aider ?

    Mais le Loup-Garou est trop occupé à préparer son dîner. Il fait mijoter des navets et de bons petits oignons dans un énorme chaudron où il espère faire cuire les Trois Petits Cochons, qu'il n'arrive pas à attraper depuis l'an passé.

    Alors, le Père Noël fait un autre numéro et chuchote dans l'appareil :

    - Allô ! C'est toi, Fifi la Sorcière ? Billi est encore éveillé.  Il voudrait bien me faire raconter nos secrets. Pourrais-tu venir m'aider ?

    Mais Fifi la Sorcière est trop occupée à préparer son dîner : des petits oeufs de vipère à la bave d'éléphant  ! Elle n'a vraiment pas le temps !

    Alors le Père Noël se souvient d'un autre très bon copain.

    C'est un bon génie africain. Il lui téléphone aussi, et son vieil ami lui dit :

    - As-tu toujours sur toi la petite flûte de bois que je t'avais offerte autrefois ? Sa jolie musique est magique... Elle a un pouvoir mystérieux qui oblige à fermer les yeux !

    Le Père Noël, aussitôt, sort la petite flûte de la poche de son manteau. Et le voilà qui joue de son mieux la petite musique qui oblige à fermer les yeux...

    Cette fois, Billi s'endort... Et le Père Noël, rassuré, peut enfin faire son métier ! Il pose les jouets auprès de la cheminée tout autour des deux souliers, sans oublier de vider le bol de chocolat posé sur le banc de bois ! Puis il prend doucement dans ses bras Billi endormi, le dépose dans son lit et disparaît dans le vent...

    Le lendemain matin, Billi découvre ses jouets. Le chocolat a disparu !

    Est-ce le Père Noël qui l'a bu ? Tipotin n'a rien entendu et Billi n'a rien vu non plus ! Tous les deux regardent dans la cheminée et même au fond des souliers... Mais le Père Noël n'est plus là ! Il ne se montrera pas !

    Alors, Billi crie vers le ciel !

    - Tu as gagné, Père Noël ! Mais une autre fois, je me cacherai quand tu arriveras. Quand tu boiras ton chocolat sur le petit banc de bois, j'arriverai en catimini et c'est toi qui sera surpris ! Alors, tu seras obligé de me parler de tes amis et de me chuchoter tes secrets. Je te dirai les miens aussi, longtemps, longtemps dans la nuit...

    Claude Clément

    Je remercie Claude Clément de me permettre de publier ses contes sur mon blog.


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  • La légende du sapin

    Autrefois, tous les arbres de la forêt conservaient leurs feuilles à l'approche de l'hiver.

    Aujourd'hui, seul le sapin reste vert à la mauvaise saison.

     

    Aux alentours de Noël, un petit oiseau ne pu s'envoler vers les pays chauds, car son aile était brisée.

    Comment allait-il résister à la rigueur de l'hiver ?

     

    Tremblant de froid, il s'abrite dans le feuillage d'un gros chêne.

    Le chêne refuse de l'accueillir :

    " Va-t-en, tu vas manger tous mes glands " dit-il.

     

    Malgré la neige, il quitte le gros arbre pour se réfugier dans les branches du hêtre touffu.

    " Ne reste pas là, tu vas picorer mes faines " dit-il.

     

    Le petit oiseau terrifié s'échappe pour se cacher dans un bouleau qui le chasse sans tarder :

    " Je ne veux pas de toi, tu vas salir mes branches ".

     

    Repoussé par tous les arbres, le petit oiseau se couche dans la neige pour mourir.

    Il voit soudain à quelques pas de là un sapin qui lui fait signe.

    Les ailes engourdies par le froid, il se traîne vers le sapin.

    " Ici, tu ne crains rien, je te protégerai " lui dit-il.

    La veille de Noël, un vent terrible souffla sur la forêt.

    Tous les arbres perdirent leurs feuilles sous la force du vent.

    Seul le sapin conserva son feuillage, car il avait accueilli le petit oiseau malade.

     

    Voilà pourquoi le sapin est aujourd'hui l'arbre de Noël, généreux et protecteur, autour duquel

    nous nous réunissons.

    D'après H.J. Troxler


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  • L'orange

    C'était dans les hivers de mes jeunes années,

    Quand innocente encor, et le cœur en émoi,

    Je mettais mes chaussons devant la cheminée

    Pour vivre la magie des Noëls d'autrefois.

     

    Il y avait longtemps que selon la coutume,

    J'avais écrit déjà au vieillard généreux.

    Lorsque je regagnais mon douillet lit de plume,

    Je ne voyais que lui dans mes rêves heureux.

     

    Parmi tous les cadeaux et toutes les merveilles

    Que le matin suivant je devais découvrir,

    C'est une simple orange à la robe vermeille

    Qui me causait alors le plus grand des plaisirs.

     

    A cette époque là, il était impensable

    De la pouvoir goûter tout au long des saisons.

    Elle ne m'en semblait que bien plus délectable,

    Je ne la recevais qu'à cette occasion.

     

    Je la faisais durer au-delà du possible,

    Je ne la dégustais que petit à petit,

    Retardant ce moment de regret indicible

    Qui me faisait haïr mon coupable appétit.

     

    Il y a maintenant de nombreuses bougies

    Accrochées aux rameaux de l'arbre de mes jours.

    Je ressens quelquefois un peu de nostalgie,

    Car le temps s'est enfui comme ruisseau qui court.

     

    Mais des beaux souvenirs de mes jeunes années,

    A l'heure de l'enfant et de l'étoile au ciel,

    C'est une simple orange à peine enrubannée,

    Qui a gardé pour moi le parfum de Noël.

    Renée Jeanne Mignard


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  • Rêve de Noël

    Auprès du grand sapin, tout couvert de guirlandes,

    Ses branches étoilées brillant de mille feux,

    A l'heure où le vieillard revêt sa houppelande,

    L'enfant s'est endormi, du rêve plein les yeux.

     

    Il n'a pas entendu les soupirs de la bise,

    Le clocher qui tintait depuis l'après-dîner,

    Les cortèges joyeux se rendant à l'église

    Pour fêter à minuit le divin nouveau-né.

     

    Devant l'âtre accueillant où danse un flambée,

    On a posé chaussons, bottines et sabots,

    Sagement alignés sitôt la nuit tombée

    Pour recevoir jouets, chocolats et cadeaux.

     

    Il va rêver, l'enfant, qu'il est sur un nuage.

    Que le monde est petit quand on est tout là-haut !

    Le bonhomme aux yeux doux, au paisible visage

    Lui permet de mener les rennes du traîneau.

     

    L'attelage enchanté, tout nimbé de lumière

    Galope dans le ciel au son de ses grelots.

    Dans chaque cheminée, palais, humble chaumière,

    Le bon père descend, sa hotte sur le dos.

     

    Il est heureux, l'enfant, plein de rconnaissance

    D'avoir été choisi pour ce noble parcours.

    Il se dit que peut-être, avec un peu de chance,

    Le monde de demain ne sera plus qu'amour.

     

    Auprès du grand sapin scintillant de guirlandes,

    De boules argentées  aux couleurs d'arc-en-ciel,

    Alors que le vent fou s'acharne sur la lande,

    Un enfant va bercer son rêve de Noël.

    Renée Jeanne Mignard


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