• Le plus beau cadeau

    Noël ! que nous apportes-tu

    Dans tes bras si fragiles ?

    Un cheval ? Une automobile ?

    Un Pierrot au chapeau pointu ?

    Noël, que nous apportes-tu ?

     

    Nous apportes-tu dans ta hotte

    Des oranges, du chocolat,

    du pain d'épices, des nougats

    Des pralines, des papillotes ?

    Qu'y a-t-il au fond de ta hotte ?

     

    Des joujoux, bien sûr, c'est parfait

    Et c'est si bon les friandises !

    Mais, dans tes menottes exquises

    Trouverons-nous d'autres bienfaits ?

     

    Noël, apporte-nous la Paix !

    Raymond Richard


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  • La nuit avant Noël

    C'était la nuit de Noël, un peu avant minuit,

    À l'heure où tout est calme, même les souris.

     

    On avait pendu nos bas devant la cheminée,

    Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

     

    Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,

    Les enfants sages s'étaient déjà endormis.

     

    Maman et moi, dans nos chemises de nuit,

    Venions à peine de souffler la bougie,

     

    Quand au dehors, un bruit de clochettes,

    Me fit sortir d'un coup de sous ma couette.

     

    Filant comme une flèche vers la fenêtre,

    Je scrutais tout là-haut le ciel étoilé.

     

    Au dessus de la neige, la lune étincelante,

    Illuminait la nuit comme si c'était le jour.

     

    Je n'en crus pas mes yeux quand apparut au loin,

    Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing.

     

    Dirigés par un petit personnage enjoué :

    C'était le Père Noël je le savais.

     

    Ses coursiers volaient comme s'ils avaient des ailes.

    Et lui chantait, afin de les encourager :

    "Allez Tornade ! Allez Danseur ! Allez, Furie et Fringuant !

    En avant Comète et Cupidon ! Allez Éclair et Tonnerre !

    Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !

    Au galop au galop mes amis ! au triple galop !"

     

    Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,

    Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles,

    Les coursiers s'envolèrent, jusqu'au dessus de ma tête,

    Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

     

    Peu après j'entendis résonner sur le toit

    Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.

     

    Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,

    Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

     

    Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,

    Étaient un peu salis par la cendre et la suie.

     

    Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,

    Lui donnait l'air d'un bien curieux marchand.

     

    Il avait des joues roses, des faussettes charmantes,

    Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,

    Une petite bouche qui souriait tout le temps,

    Et une très grande barbe d'un blanc vraiment immaculé.

     

    De sa pipe allumée coincée entre ses dents,

    Montaient en tourbillons des volutes de fumée.

    Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond

    Sautait quand il riait, comme un petit ballon.

     

    Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,

    Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.

     

    Mais d'un clin d'oeil et d'un signe de la tête,

    Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

     

    Puis sans dire un mot, car il était pressé,

    Se hâta de remplir les bas, jusqu'au dernier,

    Et me salua d'un doigt posé sur l'aile du nez,

    Avant de disparaître dans la cheminée.

     

    Je l'entendis ensuite siffler son bel équipage.

     

    Ensemble ils s'envolèrent comme une plume au vent.

     

    Avant de disparaître le Père Noël cria :

    " Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit "

     

    Clément Clarke Moore

    On dit que le Père Noël est né le jour où Clément Clarke Moore écrivit ce poème...


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  • Je serai Père Noël

    Quand je serai très vieux,

    Je serai Père Noël

    Je vivrai dans les cieux,

    Sous un toit d'arc-en-ciel.

     

    Mes ateliers-jouets

    Seront dans les nuages,

    De là-haut je verrai

    Quels sont les enfants sages.

     

    Mais je me souviendrai

    De quand j'étais petit,

    Des caprices que j'ai faits,

    Des mensonges que j'ai dits.

     

    Et j'aurai dans ma hotte,

    Pour les petits coquins,

    Des jouets qui clignotent

    Et des ours câlins.


    Corinne Albaut
    Merci à Corinne Albaut de me permettre de publier ses poèmes sur mon blog.


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  • Jours de Fêtes

    La cité resplendit en cette fin d'année.

    La grand-rue s'est parée de superbes décors.

    Place de la mairie, le soir illuminée,

    Se dresse le sapin, vêtu de pourpre et d'or.

     

    Il n'est pas un balcon, pas une devanture

    Qui ne fasse peau neuve en ces jours merveilleux.

    Les vitrines ont mis leurs plus belles parures,

    Que l'enfant ébloui va dévorer des yeux.

     

    Aux portes des maisons s'accrochent les couronnes.

    C'est un rite obligé, la coutume le veut.

    A l'église là-bas, le clocher carillonne,

    Ajoutant à la joie de ces moments heureux.

     

    Bras chargés de cadeaux, la mine épanouie,

    Les badauds affairés marchent à pas pressés.

    Puis ils s'en vont quérir, en longues théories,

    La bûche de Noël et les marrons glacés.

     

    Dans un grand vent d'amour la fête nous entraîne.

    Qu'importe si l'hiver impose sa rigueur.

    Cette trêve bénie nous fait l'humour sereine,

    On aime tout le monde, et l'on a chaud au coeur.

     

    Dans quelques temps d'ici, les flonflons, les surprises,

    Ne seront plus pour nous que tendre souvenir.

    Pour l'heure, bonnes gens, souffrez que je vous dise,

    Avec mes meilleurs voeux, bonne année à venir.


    Renée Jeanne Mignard

    Je remercie Renée Jeanne Mignard de me permettre de publier ses poèmes sur mon blog.


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  • Est-ce toi Père Noël ?


    Est-ce toi Père Noël ?

    Qui poses un chapeau de feu

    Sur la tête des chandelles,

    Bigoudis de sapins bleus ?

     

    Est-il vrai qu'à la Noël

    Le cop des clochers d'église

    Met un jabot de dentelle

    Pour te faire une surprise ?

     

    Dors-tu dans un satellite,

    Sur le tablier des dunes ?

    Ou vis-tu comme un ermite

    Dans le tonneau de la Lune ?

     

    Pourquoi quand je t'interroge

    Ne me réponds-tu jamais ?

    Est-tu pareil à l'horloge

    Qui dit coucou puis se tait ?

     

    Tant pis ! Si dès aujourd'hui

    Tu ne veux pas te montrer,

    Je n'ôterai la suie

    Qui bouche la cheminée !

    Pierre Coran


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