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    Écureuil

    L'écureuil roux vit à l'air libre

    Dans tous les pins en forme de cône

    Ce funambule est une icône

    Il s'aventure seul sans attache

     

    Suivit d'une queue comme un panache

    Qui le maintient en équilibre

    Aussi agile qu'une anguille

    Aussi rapide qu'une aiguille

     

    Il se faufile dans les aiguilles

    Comme la voix qui s'égosille

    Court dans les fils du téléphone

     

    Il vit des fruits de ses cueillettes

    Comme un artiste un grand poète

    Pour qui les mots sont des noisettes.

    Alain Hannecart


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    Il faut s'efforcer d'être jeune comme un Beaujolais et de vieillir comme un Bourgogne.
    Robert Sabatier


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    Bel automne

    Qu'automne est beau qui se prélasse

    Au lit de l'été qui s’efface.

     

    Le soleil a dissous enfin

    Les brumes blanches du matin,

    Il se répand de tout son feu,

    De tout son bleu.

     

    De paysage en paysage

    L'éblouissement se propage.

     

    Le temps prend ses pinceaux de bois,

    Toutes les couleurs qui flamboient,

    Et met de l'or à sa palette

    Pour les poètes.

     

    Qu'automne est beau quand il paresse

    Au rayons bas qui le caressent.

    Louise Dufy


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    La feuille flétrie

    Pourquoi tomber déjà, feuille jaune et flétrie ?

    J'aimais ton doux aspect dans ce triste vallon.

    Un printemps, un été furent toute ta vie,

    Et tu vas sommeiller sur le pâle gazon.

     

    Pauvre feuille ! il n'est plus, le temps où ta verdure

    Ombrageait le rameau dépouillé maintenant.

    Si fraîche au mois de mai, faut-il que la froidure

    Te laisse à peine encore un incertain moment !

     

    L'hiver, saison des nuits, s'avance et décolore

    Ce qui servait d'asile aux habitants des cieux.

    Tu meurs ! un vent du soir vient t'embrasser encore,

    Mais ces baisers glacés pour toi sont des adieux.

    Élisa Mercoeur


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    Feuilles d'automne

    Je vous vois tourbillonner dans le vent,

    Comme de gracieuses danseuses

    Aux tutus éclatants.

     

    Dans une danse effrénée

    Qui vous emporte follement,

    Votre vie trop brève et si jolie

    Hélas finit dans la mélancolie

    D'un vent froid d'automne et de pluie.

     

    Dans un dernier élan qui crie vers la vie,

    Vous virevoltez vers le ciel,

    Mais le vent vous reprend.

     

    Mollement résignées,

    Vous tombez, c'est l'agonie,

    Jolies, jolies feuilles d'automne.

    Christian-Jean Collard


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