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    Joie de la mer

    Comme aujourd'hui la mer est belle et délicate !

    Elle fut, tout le jour, vaporeuse et nacrée,

    Avec de grands frissons de lumière dorée,

    Sous un ciel d'un gris fin, veiné comme une agate.

     

    Puis ce ciel s'est ouvert d'une fente écarlate,

    Et la pensive mer, qui devenait cendrée,

    D'une pourpre lueur soudain s'est colorée,

    Douce lueur où tout caresse et rien n'éclate.

     

    Dans les pays divins, par-delà le soleil,

    On donne quelque noble et merveilleuse fête

    D'où s'échappe un rayon si mollement vermeil

     

    Qui vient éparpiller des roses sur le faîte

    De tous ces flots, bercés d'un lumineux sommeil.

    Ah ! Si de jours pareils notre vie était faite !

    Auguste Angellier


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    Juillet

    Il vient d'arriver, ce fichu mois de juillet

    Avec son cortège de journées ensoleillées

    Et, de longues soirées, où la chaleur

    Omniprésente, nous donne des envies d'ailleurs.

    Le moindre souffle d'air, amène le bien être,

    Et, pour l'emprisonner, on croise fenêtres

    Et volets, vivant dans la douce pénombre

    Juste, égayée des rais de lumière et d'ombres

    Que créent les persiennes ajourées.

    Et si certains, arrivent à aimer et savourer

    Ces longues heures qui s'étirent, surchauffées

    Je préfère de loin l'automne ébouriffé

    Avec ses nuits fraîches et ses coups de vents

    Laissant la plage et la chaleur aux estivants.

    Dominique Sagne


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    O soleils de juillet ! ô lumière ! ô splendeurs !

    Radieux firmament ! sereines profondeurs !

    Mois puissants qui versez tant de sèves brûlantes

    Dans les veines de l'homme et les veines des plantes,

    Mois créateurs ! beaux mois ! je vous aime et bénis.

    Auguste Lacaussade


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    La plage

    La plage avec ses seaux ses pelles et ses râteaux

    La plage et ses châteaux ornés de coquillages

    La plage où les enfants poussent des cris stridents

    La plage et ses rouleaux que surfent les bateaux

     

    Qui déplacent les lignes que l'on voit sur le sable

    Comme celles d'un livre dont on tourne les pages

    Et qui vous laisse un temps la tête dans les nuages

    Où s'enfoncent les pas et toutes les épaves

     

    Où les oiseaux de mer qui sillonnent l'espace

    Laissant au sable leurs empreintes que la mer vite efface

    Où les vagues se cabrent comme des chevaux sauvages

     

    Où vous lèche les pieds la vague frangée d'écume

    Où la mer est si bleue qu'elle se pare de plumes

    L'horizon si lointain qu'il trompe l'amertume.

    Alain Hannecart


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    As-tu besoin d'un cinq étoiles quand t'en as cinq milliards dans le ciel ?
    Richard Desjardins


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