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    Quand vient le soir

    Quand vient le soir, au coin du feu

    Les yeux mi-clos, je rêve un peu

    La porte s'ouvre et je le vois

    Le regard doux, il vient vers moi

     

    Je tends la main, nos doigts se touchent

    Un souffle doux caresse ma bouche

    Je tremble un peu, c'est merveilleux

    Dans les bras de mon amoureux

     

    Son parfum suave et grisant

    Ses mots, ses gestes et ses serments

    M'emportent dans un torrent de joies

    Où ne se baignent que lui et moi

     

    Quand vient le soir, au coin du feu

    Les yeux mi-clos, je rêve un peu.
    Michelle Flamme


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    La marmite

    Sur le feu jaune et bleu,

    chante la grosse marmite.

    La marmite au pot-au-feu.

     

    La marmite au pot-au-feu

    de temps en temps souffle un peu

    de sa vapeur : "teuf, teuf, teuf"

    comme une locomotive...

     

    Le feu lèche la marmite

    sans bruit et la soupe cuit...
    Maurice Fombeure


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    La cuisinière

    Dans sa cuisine aux mille saveurs,

    Comme une artiste transportée,

    Parmi d'innombrables couleurs,

    Carole prépare le dîner.

     

    Concentrée sur sa préparation,

    Ses doigts légers comme ceux d'un pianiste,

    Parcourent les gammes utopistes

    Des plats de son imagination.

     

    Sous les feux de ses fourneaux,

    Un délicieux fumet embaume sa cuisine,

    Le repas préparé avec brio,

    Exhale des odeurs Séraphines.

     

    Puis, vient le moment de déguster,

    Et les papilles sont en émoi,

    Car c'est à chaque bouchée,

    Que l'on jouit du bonheur d'être là.

     

    Dix mille douceurs emplissent le palais,

    Sur la langue fondent des saveurs nouvelles,

    Qui noient dans un plaisir irréel,

    Celui qui savoure le délice de ces mets.

    Mikaël Le Saint


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    Goutte de lumière

    Si vous saviez ce qu'il y a

    Dans l’œil sans fond d'un petit chat,

    Qu'il soit jaune, vert ou lilas

    Vrai, vous n'en reviendrez pas !

    On y voit des oiseaux de lune,

    Des palais de laine et de lait,

    Le sphinx émergeant de ses lunes,

    Et des ballets ultraviolets.

    Sur des bassins d'une eau sans rides,

    S'épanouit la fleur de lotus

    Tandis qu'une main translucide

    Peint des soleils sur papyrus.

    Tout l'univers est reflété

    Dans cette goutte de lumière

    Qui ouvre sur l'éternité

    Ainsi qu'un hublot sur la mer.

    Marc Alyn


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    Soir

    Les étoiles dorment.

    Le soir a cueilli

    Par tous les étages

    Un bouquet de lampes.

     

    Au ras du trottoir

    Un petit enfant

    Écarte les doigts

    vers tant de lumière.

     

    La ville s'éteint

    La main se referme.

    À tous les étages

    Grimpe le sommeil.

    Louis Guillaume


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