• Bon dimanche !


    14 commentaires
  • Et si le bureau de votre ordinateur était amoureux...

    Fond Saint Valentin en 1024/768

    Fond Saint Valentin en 1360/768


    17 commentaires
  • Romance

    Quand vous me montrez une rose

    Qui s'épanouit sous l'azur,

    Pourquoi suis-je alors plus morose ?

    Quand vous me montrez une rose,

    C'est que je pense à son front pur.

     

    Quand vous me montrez une étoile,

    Pourquoi les pleurs, comme un brouillard,

    Sur mes yeux jettent-ils leur voile ?

    Quand vous me montrez une étoile,

    C'est que je pense à son regard.

     

    Quand vous me montrez l'hirondelle

    Qui part jusqu'au prochain avril,

    Pourquoi mon âme se meurt-elle

    Quand vous me montrez l'hirondelle,

    C'est que je pense à mon exil.

    François Coppée


    27 commentaires
  • L'amour n'est rien d'autre que la suprême poésie de la nature.

    Friedrich von Hardenberg


    12 commentaires
  • La Saint Valentin

    Février vient, c'est la  Saint Valentin,

    Février vient, il fait rougir les saules,

    Et sous les rais d'un soleil argentin,

    Encor frileux découvre ses épaules.

     

    Dès qu'au ciel gris, c'est la Saint Valentin,

    Dès qu'au ciel gris, un peu d'aube prochaine,

    Un pli d'argent et de jour indistinct

    Ont soulevé les ombres sur la plaine,

     

    Tous les oiseaux, c'est la Saint Valentin,

    Tous les oiseaux, rouge-gorges, fauvettes,

    Merles, geais, pics, tout le peuple mutin

    Des moineaux francs, les vives alouettes,

     

    Se réveillant, c'est la Saint Valentin,

    Se réveillant, et secouant leurs plumes,

    D'un fou désir et d'un vol incertain

    Se sont cherchés dans les dernières bruines.

     

    Dans les buissons, c'est la Saint Valentin,

    Dans les buissons, les lierres et les haies

    Où le houx vert offre un rouge festin,

    Dans les roseaux, les halliers, les coudraies.

     

    Dans les vieux murs, c'est la Saint Valentin,

    Dans les vieux murs, pleins d'heureuses nouvelles,

    Ce fut des cris, des chants, un bruit lointain

    De gazouillis et de battements d'ailes.

     

    Tous échangeaient, c'est la Saint Valentin,

    Tous échangeaient, en palpitant de joie,

    Maint propos tendre ou leste ou libertin,

    Après lesquels il faut qu'on se tutoie.

     

    De temps en temps, c'est la Saint Valentin,

    De temps en temps, se détachait un couple ;

    Et tous les deux avaient bientôt atteint,

    Pour y causer tous seuls, un rameau souple.

     

    Puis ils cherchaient, c'est la Saint Valentin,

    Puis ils cherchaient les branches élevées

    Ou l'humble touffe où blottir leur destin,

    Et faire un nid aux futures couvées.

     

    Et tout le jour, c'est la Saint Valentin,

    Et tout le jour ce fut des mariages,

    Conclus sans prêtre et francs de sacristain,

    Et dont les lits sont les premiers feuillages.

     

    Voici le soir, C'est la Saint Valentin,

    Voici le soir, sortant de ses repaires

    L'ombre a rampé vers le soleil éteint :

    Tous les oiseaux sont endormis par paires.

    Auguste Angellier


    29 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique