Carte Douceur hivernale - Alphabet

L'appréciation, la satisfaction, l'amitié même que les gens peuvent témoigner à une vulgaire tasse de café, c'est pas croyable.
Romain Gary

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L'appréciation, la satisfaction, l'amitié même que les gens peuvent témoigner à une vulgaire tasse de café, c'est pas croyable.
Romain Gary


L'hivernale folie
Sauvage, la neige, l’immaculée,
A recouvert les champs de blé ;
Sur la colline, tout en haut,
Dans la direction du levant,
On n'entend plus que le silence
Qui plane et lentement s'étend
Sur les sentiers et sur les bois,
Là où se trouve la bicoque sinistre
Du vieil artiste aveugle,
Enseveli depuis des lustres,
Masure grande ouverte, offerte
Au vent furieux en toutes saisons ;
Les volets verts grincent et claquent
Dès qu'une glaciale bise du nord
Vient, perfide, souffler sur les braises
D'un feu de camp encore fumant,
Laissé là par de jeunes randonneurs,
Près de ce lieu où des loups affamés
Venaient, jadis, quêter une maigre pitance,
Leurs yeux étranges perçant la nuit
Comme les yeux de démons aux aguets ;
Ces loups n'attendaient plus qu'un signal
Avant de repartir chasser leurs proies,
Animaux, fiers, libres et vaillants,
Farouches, et hurlant à la mort
Dans un décor de fin du monde.
Bernard Lanza


Vive la galette
Toute ronde et toute dorée,
Elles est la star du mois de janvier.
En Provence, c'est une brioche sucrée
De fruits confits bien décorée.
Mais, le plus souvent, on la connait
Dans sa belle robe de pâte feuilletée
Chaude lorsqu’elle sort du four
On la déguste avec amour !
Sous la table, on distribue les parts,
Sans tricher, on laisse le hasard
Attribuer les couronnes, dans la joie.
Vive la reine ! Vive le roi !
Karine Persillet


Chanson de Janvier
Ô le clair matin, la belle gelée !
Un soleil d'argent sur la plaine blanche
Verse une clarté frileuse et voilée :
On sonne la messe à toute volée :
Ô la bonne bise, ô le beau dimanche !
Sur les arbres morts aux ramures nues
En fins diamants resplendit le givre.
L'azur froid scintille à travers les nues,
Voilà mes gaîtés soudain revenues
Mon sang se réveille et je me sens vivre.
Adieu les couchants tout rayés de pluie,
Et les pleurs brouillés des mornes aurores
Les grands horizons brillent, et j'oublie
Les soirs gris trempés de mélancolie,
Sur le sol durci des routes sonores.
Allons respirer l'air de la prairie.
Sous les glaçons bleus chantent les fontaines ;
C'est de purs cristaux que l'herbe est fleurie ;
Mon cœur allégé vibre et se marie
Aux frais carillons des cloches lointaines.
Charles Grandmougin
