Petit-déjeuner - Ruban fin de semaine

Le café
Dès que sonne le réveil il doit se faire violence
Il doit quitter le lit l'univers des rêves
Et se mettre debout droit à la verticale
Pour aller travailler, la vie nous y condamne.
Avant de repartir dans ce monde d'habitudes
Où il se voit contraint de porter un costume
Pour l'aider à franchir ce cap de l'existence
Et gagner cette étape faite de solitude
Chaque être humain qu'il manie le sabre ou la plume
Médite un court moment devant un café noir
Afin que son esprit comme une blonde abeille
Sorte de son sommeil et continue sa danse
L'arôme du café ouvre la porte aux rêves
Et nous emporte bien au-delà des océans.
Alain Hannecart
