Petites cartes Bonnes fêtes de fin d'année
Des petites cartes pour envoyer dans vos courriels pendant les fêtes de Noël.


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Des petites cartes pour envoyer dans vos courriels pendant les fêtes de Noël.



Cantilène du vieux Noël
Le vieux Noël dont l'oeil luit
en décembre dans la chambre
Le vieux Noël dont l'oeil luit
Rentre chez nous vers minuit
Sans bruit.
De glaçons il est vêtu
Pendeloques
Et breloques
De glaçons il est vêtu
Et porte un chapeau pointu.
On aperçoit sur son dos
Une hotte
Qui ballotte
On aperçoit sur son dos
Un tas de jolis cadeaux.
C'est pour les petits garçons
Pour les filles
Bien gentilles
C'est pour les petits garçons
Qui dorment dans les maisons.
Alphonse Gaud

La légende du sapin
Autrefois, tous les arbres de la forêt conservaient leurs feuilles à l'approche de l'hiver.
Aujourd'hui, seul le sapin reste vert à la mauvaise saison.
Aux alentours de Noël, un petit oiseau ne pu s'envoler vers les pays chauds, car son aile était brisée.
Comment allait-il résister à la rigueur de l'hiver ?
Tremblant de froid, il s'abrite dans le feuillage d'un gros chêne.
Le chêne refuse de l'accueillir :
" Va-t-en, tu vas manger tous mes glands " dit-il.
Malgré la neige, il quitte le gros arbre pour se réfugier dans les branches du hêtre touffu.
" Ne reste pas là, tu vas picorer mes faines " dit-il.
Le petit oiseau terrifié s'échappe pour se cacher dans un bouleau qui le chasse sans tarder :
" Je ne veux pas de toi, tu vas salir mes branches ".
Repoussé par tous les arbres, le petit oiseau se couche dans la neige pour mourir.
Il voit soudain à quelques pas de là un sapin qui lui fait signe.
Les ailes engourdies par le froid, il se traîne vers le sapin.
" Ici, tu ne crains rien, je te protégerai " lui dit-il.
La veille de Noël, un vent terrible souffla sur la forêt.
Tous les arbres perdirent leurs feuilles sous la force du vent.
Seul le sapin conserva son feuillage, car il avait accueilli le petit oiseau malade.
Voilà pourquoi le sapin est aujourd'hui l'arbre de Noël, généreux et protecteur, autour duquel
nous nous réunissons.
D'après H.J. Troxler

Un cadre de Noël pour vos photos personnelles.
Joyeuses Fêtes !

Avec Le Père Noël

Décembre
Le givre étincelant, sur les carreaux gelés,
Dessine des milliers d'arabesques informes ;
Le fleuve roule au loin des banquises énormes ;
De fauves tourbillons passent échevelés.
Sur la crête des monts par l'ouragan pelés,
De gros nuages lours heurtent leurs flancs difformes ;
Les sapins sont tout blancs de neige, et les vieux ormes
Dressent dans le ciel gris leurs grands bras désolés.
Des hivers boréaux tous les sombres ministres
Montrent à l'horizon leurs figures sinistres ;
Le froid darde sur nous son aiguillon cruel.
Evitons à tout prix ses farouches colères ;
Et, dans l'intimité, narguant les vents polaires,
Réchauffons-nous autour de l'arbre de Noël.
Louis-Honoré Fréchette

La nuit des Lumières...
Dans l'air, quelque chose de fébrile
Flotte invisible en notre ville,
Prémices d'une soirée unique
Offerte à une nuit magique.
C'est la grande féerie de Lyon,
La Fête des Illuminations.
Huit décembre, comme chaque année,
Toutes les rues vont s'éclairer.
Huit heures sur l'horloge du temps,
On éclaire tous les bâtiments
Pour Notre Dame de Fourvière,
Qui est la Reine des Lumières.
Sur les fenêtres et les balcons,
Scintillent bougies ou lumignons,
Autant d'étoiles dans la nuit,
Émerveillant grands et petits.
Ce soir, les hommes vont s'aimer,
Ils vont prier, ils vont chanter,
Merveilleux moments d'allégresse
D'une population en liesse.
Les anges dans leur paradis
Auront le coeur tout attendri,
En constatant que notre terre,
Pour une fois n'est plus l'enfer.
Alphonse BLAISE
Je remercie Alphonse BLAISE de me permettre de publier ce magnifique poème sur mon blog.
Un peu d'histoire...
Ce 8 décembre 1852, à l'occasion de la fête de l'Immaculéé Conception, les autorités religieuses lyonnaises prévoient d'inaugurer la statue de la Vierge, (protectrice de la ville) située sur la colline de Fourvière.
Toute la ville se prépare à cet évènement et les habitants envisagent d'illuminer les façades de leurs habitations avec des bougies.
Le temps est si mauvais que la cérémonie est reportée au 12 décembre.
Mais les lyonnais ne l'entendent pas de cette oreille. Dès 18 heures, les fenêtres s'allument et à 20 heures, la ville entière est illuminée. La pluie torrentielle s'étant arrêtée, une grande partie de la population descend dans la rue, chante des cantiques, s'embrasse dans un élan fraternel de joie et de partage.
Les autorités religieuses se voient dans l'obligation de suivre le mouvement et illuminent la chapelle de Fourvière.
Une merveilleuse fête vient de naître...
Depuis cette époque, chaque année, Lyon et les régions avoisinantes ont perpétré cette tradition religieuse tombée aujourd'hui dans le domaine populaire.

Saint Nicolas mon bon patron
Quel âge as-tu Saint Nicolas ?
As-tu vraiment connu le temps
Où mon papa était enfant ?
Etait-il plus poli que moi
Et moins souvent dans les nuages ?
Ou mangeait-il avec les doigts
En lisant des livres d'images ?
Quel âge as-tu Saint Nicolas ?
Te souviens-tu de ces années
Où maman berçait sa poupée ?
Etait-elle comme aujourd'hui
Aussi douce et aussi jolie ?
Aimait-elle déjà les chats
Et les fleurs qu'on ne cueille pas ?
Quel âge as-tu Saint Nicolas ?
Ton âne est plus bavard que toi
Il m'a dit : Si Saint Nicolas
Malgré les ans ne vieillit pas,
C'est parce qu'il fait ... du yoga !
Pierre Coran




L'orange
C'était dans les hivers de mes jeunes années,
Quand innocente encor, et le cœur en émoi,
Je mettais mes chaussons devant la cheminée
Pour vivre la magie des Noëls d'autrefois.
Il y avait longtemps que selon la coutume,
J'avais écrit déjà au vieillard généreux.
Lorsque je regagnais mon douillet lit de plume,
Je ne voyais que lui dans mes rêves heureux.
Parmi tous les cadeaux et toutes les merveilles
Que le matin suivant je devais découvrir,
C'est une simple orange à la robe vermeille
Qui me causait alors le plus grand des plaisirs.
A cette époque là, il était impensable
De la pouvoir goûter tout au long des saisons.
Elle ne m'en semblait que bien plus délectable,
Je ne la recevais qu'à cette occasion.
Je la faisais durer au-delà du possible,
Je ne la dégustais que petit à petit,
Retardant ce moment de regret indicible
Qui me faisait haïr mon coupable appétit.
Il y a maintenant de nombreuses bougies
Accrochées aux rameaux de l'arbre de mes jours.
Je ressens quelquefois un peu de nostalgie,
Car le temps s'est enfui comme ruisseau qui court.
Mais des beaux souvenirs de mes jeunes années,
A l'heure de l'enfant et de l'étoile au ciel,
C'est une simple orange à peine enrubannée,
Qui a gardé pour moi le parfum de Noël.
Renée Jeanne Mignard
