Gifs animés l'heure du thé


Une "réunion de thé" est une communion de sentiments, quand de bons amis se retrouvent au meilleur moment, dans les meilleures conditions.
Yasunari Kawabata




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Une "réunion de thé" est une communion de sentiments, quand de bons amis se retrouvent au meilleur moment, dans les meilleures conditions.
Yasunari Kawabata





Paysage d'octobre
Les nuages sont revenus,
Et la treille qu'on a saignée
Tord ses longs bras maigres et nus
Sur la muraille renfrognée.
La brume a terni les blancheurs
Et cassé les fils de la vierge ;
Et le vol des martins-pêcheurs
Ne frissonne plus sur la berge.
Les arbres sont rabougris,
La chaumière ferme sa porte,
Et le joli papillon gris
A fait place à la feuille morte.
Plus de nénuphars sur l'étang ;
L'herbe languit, l'insecte râle,
Et l'hirondelle, en sanglotant,
Disparaît à l'horizon pâle.
Maurice Rollinat


Dans mon verger
Dans mon verger y'a des pommiers
C'est pour remplir nos p'tits paniers
Quand elle est rouge
Je la cueille
Comme la noix de l'écureuil
Ah ! Ah ! comme c'est bon
Une pomme pour collation.



Pomme rouge de l'automne
Pomme rouge de l'automne
A mûri sur le pommier
Tiens prends-la je te la donne
Mets-la dans ton tablier
L'automne est arrivé.

Je vous souhaite à tous une très belle journée remplie de Bonheur.
Gros bisous



Peu importe ce que les jeunes lisent : c'est le 'muscle' de la lecture qu'il faut faire travailler et personne n'a pas besoin de débuter avec Marcel Proust.
Pierre Charras


l'Automne
Connaissez-vous l'automne , l'automne en plein champs, avec ses bourrasques, ses longs soupirs, ses feuilles jaunies qui tourbillonnent au loin, ses sentiers détrempés, ses beaux couchers de soleil, pâle comme le sourire d'un malade, ses flaques d'eau dans les chemins ?... Connaissez-vous tout cela ?
Si vous avez vu toutes ces choses, vous n'y êtes certes pas restés indifférents.
On les déteste ou on les aime follement. Je suis au nombre de ceux qui les aiment, et je donnerais deux étés pour un automne.
Gustave Droz


Le Petit Chat
C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.
Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.
Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.
Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.
Il boit, bougeant la queue et sans faire de pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.
Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.
Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.
Edmond Rostand
