Carte Le temps des fleurs

On ne force pas une fleur à s'ouvrir... Mais on peut favoriser son éclosion en ne lui cachant pas le soleil...
Claude Deschênes

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On ne force pas une fleur à s'ouvrir... Mais on peut favoriser son éclosion en ne lui cachant pas le soleil...
Claude Deschênes


C'est l'instant inouï
Où le jour se présente,
Avec la famille, les amis,
Faisant bande charmante.
C'est un jour si joli
Qu'il n'est pas ordinaire.
C'est le jour très précis
De ton anniversaire.
Pour toi tata Jocelyne...

Ma maison
Maison, ô ma maison, bucolique de roses,
Tes briques de rubis et tes longs ciels mouillés,
Nous avons tant rêvé sous tes métamorphoses,
Sous la pluie, sous les cris des girouettes rouillées.
Tant rêvé dans le vide immense des greniers...
Vous te retrouverons peut-être dans le ciel
Avec notre chat noir, avec notre chat gris,
Avec quatre souris effarées au soleil.
Avec notre grand-père endormi sur le feu,
Avec notre grand-mère alerte dans ses veilles,
Maison, ô ma maison roulée dans le vent bleu,
Les écluses du vent coulent sur ton sommeil.
Tu dormais près du calme immense des forêts,
Moi, dans mon petit lit, je rêvais sous tes ailes,
Ou parfois j'écoutais les crapauds qui chantaient,
Puis, ivre de douceur, le sommeil m'emportait,
Et je sentais mourir leur musique immortelle.
Maurice Fombeure


Le thé au goût légèrement amer réconforte l'esprit, chasse la paresse, rend le corps allègre et fait briller les yeux.
Shen Nong


Journée de printemps
Ici, le rocher, l'arbre et l'eau
Font pour mon œil ce qu'il convoite.
Tout ce qui luit, tremble ou miroite,
Forme un miraculeux tableau.
Sur le murmure qui se ouate
Le rossignol file un solo :
L'écorce blanche du bouleau
Met du mystique dans l'air moite.
A la fois légère et touffue
La lumière danse à ma vue
Derrière l'écran du zéphyr ;
Je m'attarde, et le soir achève
Avec de l'ombre et du soupir
La félicité de mon rêve.
Maurice Rollinat


L'amour maternel
Dans cette vie humaine où tout n'est que chimère,
Où chaque sentiment vif et beau se ternit,
Où le plus étroit nœud demain se désunit,
Où la douce amitié bientôt devient amère,
L'amour maternel n'est point chose éphémère,
Il ne trompe jamais, et jamais ne finit.
Le vaisseau vole au port, l'oiseau vole à son nid,
Et le cœur de l'enfant vole au cœur de la mère.
Le doute affreux se glisse en chaque attachement ;
L'expérience est triste et cache un ver en elle ;
Si l'on aime beaucoup, l'on craint profondément.
Mais qui douta jamais de l'âme maternelle ?...
L'amour coule de source en ce grand sentiment,
Et la lèvre du fils boit à l'onde éternelle.
Évariste Boulay-Paty
