Le dicton de Sainte Béatrice

De Sainte Béatrice la nuée, assure six semaines mouillées.
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Carnaval à l'école
Arlequin bariolé
De losanges, de carrés,
De triangles rouges
Qui sans cesse bougent.
Habillé tout en blanc
Pierrot rêve nez au vent :
Il pense à sa belle
Assis auprès d'elle.
Fée, pirate et mariée
Ce jour se sont rencontrés ;
Sourit la princesse
En ses longues tresses.
Petits pieds dégourdis,
La musique les convie
À entrer en danse
Pour qu'ils se fiancent.
Gina Chénouard


La courbe de tes yeux
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Paul Eluard

Bonne Année à tous nos amis asiatiques.
Bon dimanche à tous !



À la Sainte Apolline, présage certain, l'hiver s'achemine, ou touche à sa fin.
Jour de Sainte Apolline renfrogné, c'est trois beaux mois d'été qu'elle nous a gardés.

Au temps du carnaval, l'homme se met sur son masque un visage de carton.
Xavier Forneret


Des paroles de douceur,
Des moments de bonheur,
Des regards échangés,
Un zeste de complicité.
Des étoiles dans les yeux,
La joie d'être deux.
Main dans la main,
Suivre le même chemin.
Des rêves plein le coeur,
Que du plaisir, aucune rancoeur.
Aimer et oublier
Les blessures du passé.
Juste la magie de l'amour,
Une belle vie pour toujours.
Julie Jamar


Variations sur le Carnaval de Venise III - Carnaval
Venise pour le bal s'habille.
De paillettes tout étoilé,
Scintille, fourmille et babille
Le carnaval bariolé.
Arlequin, nègre par son masque,
Serpent par ses mille couleurs,
Rosse d'une note fantasque
Cassandre son souffre-douleurs.
Battant de l'aile avec sa manche
Comme un pingouin sur un écueil,
Le blanc Pierrot, par une blanche,
Passe la tête et cligne l’œil.
Le Docteur bolonais rabâche
Avec la basse aux sons traînés ;
Polichinelle, qui se fâche,
Se trouve une croche pour nez.
Heurtant Trivelin qui se mouche
Avec un trille extravagant,
À Colombine Scaramouche
Rend son éventail ou son gant.
Sur une cadence se glisse
Un domino ne laissant voir
Qu'un malin regard en coulisse
Aux paupières de satin noir.
Ah ! fine barbe de dentelle,
Que fait voler un souffle pur,
Cet arpège m'a dit : C'est elle !
Malgré tes réseaux, j'en suis sûr,
Et j'ai reconnu, rose et fraîche,
Sous l'affreux profil de carton,
Sa lèvre au fin duvet de pêche,
Et la mouche de son menton.
Théophile Gautier
