Créations vacances à la plage
La mer n'efface pas les empreintes de pas des enfants sur les plages. Elle les emporte pour faire des moules à gâteau destinés aux mamans des petits poissons sages.
Patrick Sébastien



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La mer n'efface pas les empreintes de pas des enfants sur les plages. Elle les emporte pour faire des moules à gâteau destinés aux mamans des petits poissons sages.
Patrick Sébastien




Plein ciel
J'avais un cheval
Dans un champ de ciel
Et je m'enfonçais
Dans le jour ardent.
Rien ne m'arrêtait
J'allais sans savoir,
C'était un navire
Plutôt qu'un cheval,
C'était un désir
Plutôt qu'un navire,
C'était un cheval
Comme on n'en voit pas,
Tête de coursier,
Robe de délire,
Un vent qui hennit
En se répandant.
Je montais toujours
Et faisais des signes :
" Suivez mon chemin,
Vous pouvez venir,
Mes meilleurs amis,
La route est sereine,
Le ciel est ouvert.
Mais qui parle ainsi ?
Je me perds de vue
Dans cette altitude,
Me distinguez-vous,
Je suis celui qui
Parlait tout à l'heure,
Suis-je encor celui
Qui parle à présent,
Vous-mêmes, amis,
Étes-vous les mêmes ?
L'un efface l'autre
Et change en montant. "
Jules Supervielle


Août
Le soleil est toujours brûlant ; et les blés d'or,
Autour des seuils, au bord des eaux, le long des sentes
Au souffle assoupissant du fiévreux Thermidor
Balancent tristement leurs ondes languissantes.
Avec les blés les fruits, déjà mûrs, charment l'oeil.
L'ombreux verger rougoie, et le pré chaud rayonne.
Notre terre féconde étale avec orgueil
Tous les dons de Cérès, tous les dons de Pomone.
Le soleil est toujours brûlant ; mais les campeurs
S'ébattent dans les flots de l'aurore aux étoiles.
Et le Soir, dans les plis transparents de ses voiles,
Nous apporte parfois d'enivrantes fraîcheurs.
La rosée à foison choit des blanches nuées
Sur les gazons roussis ; et, belle d'abandon,
Mainte femme alanguie, accoudée au balcon,
Livre au vent de la nuit ses tresses dénouées.
Tous les amusements ont fuit de la cité.
De Vaudreuil à Gaspé le Plaisir nous allèche,
Nous prodigue les bains, les régates, la pêche,
Le gazouillis des eaux, l'air et la liberté.
Le soleil est toujours brûlant ; mais de nos rives
Et de nos monts altiers, en de bruyants essaims,
Les touristes cossus des grands États voisins
Animent les hôtels, les bosquets, les eaux vives.
Et pendant qu'assoiffés de frais, de gais flâneurs
S'en vont sous le feuillage ombreux, manger sur l'herbe,
Revenus de leurs champs glanés, des moissonneurs,
Joyeux, le rye en main, mouillent la grosse gerbe.
William Chapman


Pourquoi le tournesol se tourne-il vers le soleil ?
Quand le tournesol est jeune, ses tiges poussent très vite, et cela du matin au soir.
Durant ce laps de temps, ces tiges se courbent en fonction du mouvement du soleil, donnant l'impression que la fleur suit le soleil. Sa tige pousse en effet plus vite du côté qui est dos au soleil que de l'autre.
En début de matinée les jeunes tournesols sont tournés vers l'Est ; durant la journée, ils suivent le soleil ; en fin d'après-midi, ils regardent vers l'Ouest.
Ce mouvement permet aux feuilles de mieux recevoir le lumière. Quand le tournesol arrive à maturité, ce mouvement s'arrête.
Le phénomène par lequel les plantes se tournent vers le soleil s'appelle le phototropisme. Il y a une explication scientifique à ce phénomène. Il est lié aux substances de croissance que l'on appelle auxines. Lorsque la lumière frappe d'un côté de la tige, l'auxine s'accumule du côté ombragé, avec la conséquence que les cellules de ce côté vont croître à plus grande vitesse.
Le phénomène de phototropisme que montre le tournesol est l'héliotropisme positif. Il paraît suivre le mouvement du soleil. En réalité, la fleur prend des positions caractéristiques le matin, à midi , le soir et la nuit.

Il m'est égal de lire que les sables des plages sont chauds, je veux que mes pieds nus le sentent.
André Gide




Dans un petit bateau
Dans un petit bateau
Une petite dame
Un petit matelot
Tient les petites rames
Ils s'en vont voyager
Sur un ruisseau tranquille
Sous un ciel passager
Et dormir dans une île.
C'est aujourd'hui Dimanche
Il fait bon s'amuser
Se tenir par la hanche
Échanger des baisers.
C'est ça la belle vie
Dimanche au bord de l'eau
Heureux ceux qui envient
le petit matelot.
Robert Desnos

Quelques cartes d'été faites il y a quelques années lorsque je débutais dans le graphisme
Bon samedi et bonnes vacances pour ceux qui sont sur le départ.





A une fleur
Que me veux-tu, chère fleurette,
Aimable et charmant souvenir ?
Demi-morte et demi-coquette,
Jusqu'à moi qui te fait venir ?
Sous ce cachet enveloppée,
Tu viens de faire un long chemin.
Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main
Qui sur le buisson t'a coupée ?
N'es-tu qu'une herbe desséchée
Qui vient achever de mourir ?
Ou ton sein, prêt à refleurir,
Renferme-t-il une pensée ?
Ta fleur, hélas ! a la blancheur
De la désolante innocence ;
Mais de la craintive espérance
Ta feuille porte la couleur.
As-tu pour moi quelque message ?
Tu peux parler, je suis discret.
Ta verdure est-elle un secret ?
Ton parfum est-il un langage ?
S'il en est ainsi, parle bas,
Mystérieuse messagère ;
S'il n'en est rien, ne réponds pas ;
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.
Je connais trop bien cette main,
Pleine de grâce et de caprice,
Qui d'un brin de fil souple et fin
A noué ton pâle calice.
Cette main-là, petite fleur,
Ni Phidias ni Praxitèle
N'en auraient pu trouver la soeur
Qu'en prenant Vénus pour modèle.
Elle est blanche, elle est douce et belle,
Franche, dit-on, et plus encor ;
A qui saurait s'emparer d'elle
Elle peut ouvrir un trésor.
Mais elle est sage, elle est sévère ;
Quelque mal pourrait m'arriver.
Fleurette, craignons sa colère.
Ne dis rien, laisse-moi rêver.
Alfred de Musset
