Bon dimanche gif
Bon week-end du 14 juillet à tous.

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La demeure en juillet...
La demeure en juillet, pendant l'après-midi.
À l'ombre des volets la chambre s'acclimate ;
Le silence est heureux, calme, doux, attiédi,
Pareil au lait qui dort dans une fraîche jatte ;
La pendule de bois fait un bruit lent, hardi,
Semblable à quelque chat qui pousse avec sa patte
Les instants, dont l'un chante et l'autre est assourdi.
Le soleil va et vient dans l'ombre délicate,
Tout est tendre, paisible, encouragé, charmant,
On dirait que la joie auprès de nous habite ;
Pourtant l'on ne sent aucun attachement...
Pourquoi n'est-ce jamais dans ces instants qu'on quitte
La vie, avec un grand espace de tourment ?
Anna de Noailles


Ne criez pas si fort
Ne criez pas si fort,
On n'entend plus que vous,
Cerisiers qui partout
Faites fleurir l'aurore.
Laissez donc les coucous
Compter leurs pièces d'or.
Ne criez pas si fort,
On n'entend plus que vous.
Même le vieux hibou,
Qui d'ordinaire dort
En haut du sycomore,
Vous croit devenus fous.
Cerisiers, taisez-vous !
Maurice Carême

Un ami, un véritable ami, c'est aussi un témoin, quelqu'un dont le regard permet d'évaluer mieux sa propre vie.
Emmanuel Carrère



Elle fond, fond, fond
Elle est gelée toute l'année,
Elle aime le froid de l'hiver,
Et ne supporte pas l'été.
C'est pourtant là qu'on la préfère.
Sous le soleil, c'est si bon !
Hélas, elle fond, fond, fond !
Au chocolat ou au café,
A la vanille ou au citron,
On la vend dans des cornets
Ou des petits pots en carton.
Sous le soleil, c'est si bon !
Hélas, elle fond, fond, fond.
Corinne Albaut

Bonnes Vacances si vous êtes sur le départ et bonne semaine estivale pour ceux qui restent




Barque échouée
Barque échouée au bord des rivages bretons,
J'ai désappris l'essor de mes jeunes sillages
Et laissé, sur mes flancs, se nouer en festons
Vos scalps souillés d'écume, ô goémons des plages.
Il ne m'importe plus si d'autres les refont,
Mes croisières d'antan, mes belles odyssées ;
Promise au lent trépas des carènes blessées,
J'abandonne le large à celles qui s'en vont.
Ni l'aile des courlis que le matin soulève,
Ni l'émoi de la mer sous un vierge soleil
Ne peuvent, dans mon être à la tombe pareil,
Faire sourdre un regret ou tressaillir un rêve.
Je vois partir mes sœurs à la pointe du jour,
Je les vois revenir aux premières étoiles,
Sans envier le chant qui gonflent dans leurs voiles
La fièvre du départ et l’orgueil du retour.
Anatole le Braz


Vive les vacances
Un, deux, trois, soleil
Vive les vacances.
Quelle merveille !
Je jette mon cartable
Tout au fond du placard.
À la campagne, j'entends chanter
Le vent dans le blé.
À la montagne, je bois
L'eau fraîche des torrents.
Et sur la plage, les coquillages
Me murmurent des histoires de voyage...
