Carte Tu as froid toi ?

Le rouge gorge
Les oiseaux se sont tus ne souffle que la bise
L'hiver s'est installé et l'eau en glace est prise
Tel une chaude braise dessous la cendre grise
Voici qu'un rouge gorge s'invite par surprise.
Alain Hannecart

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Le rouge gorge
Les oiseaux se sont tus ne souffle que la bise
L'hiver s'est installé et l'eau en glace est prise
Tel une chaude braise dessous la cendre grise
Voici qu'un rouge gorge s'invite par surprise.
Alain Hannecart


Un enfant endormi est bien le plus beau, le plus tendre et le plus plaisant spectacle qui puisse s'offrir à des yeux humains.
Stijn Streuvels


Pour fêter le retour normal de l'âpre hiver
Pour fêter le retour normal de l'âpre hiver,
J'ai gravi, dès le jour, ma montagne rouillée.
Le vent du nord-ouest a soufflé tout hier.
J'en voulais savourer la rafale mouillée,
Jeux de pluie aux clartés du ravin partiel,
Sur le treillis brumeux des branches dépouillées.
La lumière est instable aux décors irréels
Des vallons d'ombre ensoleillés de claire brume
Où se joignent, pour fuir, des lambeaux d'arc-en-ciel.
Le roc ruisselle et luit et les pics d'argent fument.
Sous le vent brusque obstinément ailé de nuit,
Et l'aile sombre éteint le rayon qui s'allume ;
Et tout le paysage pâle tourne et luit,
Cependant qu'au taillis fauve des petits chênes
Chaque feuille légère et plaintive bruit.
Et le mont tout entier pleure des larmes vaines.
Olivier Calemard de la Fayette


Que 2016 soit votre Année,
Que le Bonheur soit votre allié,
Que le Sourire soit votre invité,
Et que la Joie embellisse vos soirées.


Que notre amitié illumine cette Nouvelle Année de tout le plaisir et la joie qu'elle permet de partager.


Que vous souhaiter de mieux que :
Dans votre vie : La Santé,
Dans vos affaires : La Prospérité,
Et beaucoup d'Amour tout au long de cette Nouvelle Année.


Le jour des Rois
Voici les Rois. La joie est vive à la maison.
De la cuisine on sent comme une exhalation
De mets appétissants, de choses succulentes ;
Ustensiles brunis, lames étincelantes,
Au fumet des pâtés, au parfum des rôtis,
En tintements joyeux mêlent leur cliquetis.
Dans la salle à manger tout prend un air de fête ;
Sur la nappe qui luit la vaisselle s'apprête ;
Au salon quelqu'un joue un air étourdissant ;
Le lustre du plafond rutile incandescent,
Et met des plaques d'or sur les argenteries.
La porte entrebâillée a des chuchoteries
Au rythme clair et gai comme un allegretto.
C'est la voix des petits qui parlent du teau,
Du gâteau merveilleux à la croûte dorée,
À la mie odorante, et qui, pour la soirée,
Désignera bientôt, dans ce groupe enfantin,
La reine du hasard et le roi du destin.
Ils sont là, frères, sœurs, et cousins et cousines,
Petits voisins avec les petites voisines,
Rieurs et babillards, tapageurs, triomphants...
Oh ! les moments bénis que ces fêtes d'enfants !
- Je serai roi, dit Paul.
- Et moi, je serai reine !
Dit Louise.
- Attendez, c'est moi la souveraine !
S'écrie Héva ; j'aurai des tas de bijoux d'or.
- Moi, fait Joseph, j'aurai tout plein le corridor
De soldats.
- Pas du tout, dit Albert qui s’approche ;
C'est moi le roi : j'aurai des bonbons plein ma poche !
- Non, non !
- Si ! si !
Les voix se taisent tout à coup :
On venait de frapper à la porte ; et, debout
Au dehors, un enfant apparaissait dans l'ombre,
Grelotant et tendant la main dans la nuit sombre.
Cette apparition ne dura qu'un instant.
- Allons, cria le père ; à table, on nous attend !
Il ne faut pas laisser froidir ces bonnes choses.
Et tous ces blonds minois et ces figures roses,
Fous de joie, et d'un même objet préoccupés,
Autour du gai festin furent bientôt groupés.
On avait fait des plats l'inspection sommaire ;
Lorsque, tout étonnée :
- Hein ! voyons, dit la mère,
Qu'a-t-on fait du gâteau des Rois ?
Tout aussitôt,
Chacun de s'écrier :
- Où donc est le gâteau ?
- Mais je viens de le mettre ici, répond la bonne.
- Plus de gâteau ! reprend le père ; elle est bien bonne !
Qu'est-il donc devenu ? Quelqu'un l'aurait-il pris ?
Et les petits enfants protestent tout surpris.
Seule, Jeanne, en son coin, semblait, toute confuse,
Vouloir se dérober ou chercher une excuse.
- Toi, Jeanne ?...
Et la petite avoue en bégayant :
- Je l'ai donné tantôt au petit mendiant !
Et le papa charmé, que l'aveu rassérène :
- Viens m'embrasser, dit-il, Jeanne ; c'est toi, la reine !
Louis Honoré Fréchette
