Carte Le temps des vendanges

Le soleil, avec toutes ces planètes qui gravitent sous sa gouverne, prend encore le temps de mûrir une grappe de raisin, comme s'il n'y avait rien de plus important.
Galilée

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Le soleil, avec toutes ces planètes qui gravitent sous sa gouverne, prend encore le temps de mûrir une grappe de raisin, comme s'il n'y avait rien de plus important.
Galilée


Qui est là ?
Un champignon et trois marrons
Sont venus en délégation.
Accompagnés de feuilles mortes,
Ils ont frappé à ma porte :
-Avis à la population,
Aujourd'hui, changement de saison.
Mettez les vacances au placard,
Voici l'automne et le brouillard.


le sentier
Le sentier que j'aime le mieux
Quitte en sournois la route blanche
Où passent trop de curieux,
Et disparaît entre les branches.
Celui qui traça son parcours
Fut, je crois bien, un solitaire
Qui pour écrire ses amours,
Choisit comme papier la terre.
Sitôt à l'abri des regards
Il devient un chemin tout rose
Coupant la bruyère au hasard.
- Première joie en l'âme éclose.
Puis il saute un ruisseau : miroir
Où l'on se rencontre avec Elle :
Dans un sourire on laisse voir
L'inclination mutuelle.
Lentement il grimpe un coteau
Dont les framboises et la menthe,
Le petit thé, le pain d'oiseau
Disent une époque attrayante.
En faisant un détour brusqué
Il montre un pic nu, détestable,
Qui semble un bandit embusqué.
- Cette querelle inévitable !
Voici qu'au bord de la forêt
Il marque à peine l'herbe rase,
Se glisse presque droit, discret.
- L'accord se rétablit. On jase.
Des buissons transparents, soudain,
Il émerge et court à la grève,
D'un lac aux horizons lointains
On vogue, épanoui, le rêve.
Le sentier où je fus souvent
A tant d'attraits pour ceux qu'il guide,
Que nul ne s'en écarte avant
De se trouver, au lac sans rides,
Face à l'amour vaste et limpide.
Alphonse Beauregard


Donne-moi cette fleur
Donne-moi cette fleur meurtrie
Entre ta ceinture et ton cœur,
Je la veux triste et sans couleur,
Donne-la-moi, pâle et flétrie,
Ni la rose, éternelle fée,
Ni le lys qui vient de s'ouvrir
Ne valent le dernier soupir
De la pauvre fleur étouffée,
Doux échange qui ravit l'âme
La femme a gardé dans son cœur
Le plus doux parfum de la fleur,
La fleur, le parfum de la femme
Cette fleur je l'avais cueillie
À tes pieds, au bord du chemin
Tu me dis en tendant la main,
Donne-la-moi fraîche et jolie !
À ces bois où l'oiseau soupire,
Nous avons conté nos secrets
Rêveuse, tu la respirais,
Et la fleur cachait ton sourire
Doux échange qui ravit l'âme,
La femme a gardé dans son cœur
Le plus doux parfum de la fleur,
La fleur, le parfum de la femme.
Léon Gozlan


Un soir consacré à la lecture des grands livres est pour l'esprit ce qu'un séjour en montagne est pour l'âme.
André Maurois


Un véritable ami ne se met jamais au travers de ton chemin... À moins que tu ailles dans la mauvaise direction.
Arnold H. Glasow


Peut-être le bonheur n'est-il qu'un contraste, mais il y a une foule de petits bonheurs qui suffisent pour parfumer la vie.
Alphonse Karr


Les sept couleurs de l'arc-en-ciel
Je remplirai vos cœurs,
je remplirai vos vies
de mille couleurs.
Je tendrai dans le ciel
les sept couleurs de l'arc-en-ciel,
le rouge pour l'amour,
l'orangé pour les fleurs,
le jaune pour le cœur,
le vert pour l'espoir,
le bleu indigo pour la mer,
le violet du printemps.
Je remplirai vos cœurs,
Je remplirai vos vies,
de belles couleurs !
Anne-Marie Oudard
