Carte avec citation - Belle journée colorée
La peinture est une poésie qu'on voit au lieu de l'entendre, la poésie une peinture qu'on entend au lieu de la voir.
Léonard de Vinci


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La peinture est une poésie qu'on voit au lieu de l'entendre, la poésie une peinture qu'on entend au lieu de la voir.
Léonard de Vinci



Souvent au 15 octobre le temps s'apaise, car c'est l'été de la Sainte Thérèse.
Souvent Sainte Thérèse nous apporte un petit été, mais surtout jardinier ne va pas te déshabiller.
À la Sainte Thérèse, souvent neige à son aise.
Automne, que de belles couleurs tu nous donnes.
Bonne journée automnale à tous !



L'éternel féminin
La montagne portait sa robe d'or bruni,
Or fragile tombant, feuille à feuille, des branches,
Dans le chemin, parmi la foule du dimanche,
Sur les sentiers ombreux et le gazon terni.
Reposés de leur course à travers l'infini,
Et doux, comme l'émoi d'une âme qui s'épanche,
Les rayons du soleil d'octobre, en nappes blanches
Sur le sol déjà froid, versaient un feu béni.
Ce ne fût que le soir, en soufflant ma veilleuse,
Que me vint nettement l'image glorieuse
Dans ses mille détails ternes et rutilants.
J'avais distraitement vu les choses agrestes,
Trop attentif à suivre ou deviner les gestes
D'une fille aux yeux noirs qui ramassait des glands.
Alphonse Beauregard


Souvent à la Saint Géraud nous arrive trois jours de beau.
L'été de la Saint Géraud ne dure que trois jours.
Pour la Saint Géraud les châtaignes font le chaud.

La vie d'une rose
Par un beau matin,
Pimpante et ravie,
J'ai reçu la vie
Dans le vert satin.
De ma beauté que j'étais fière !
Pour mieux répandre ma senteur,
Je balançais ma tige altière ;
Déjà le zéphir tenteur
Murmurait : ô ma belle rose,
Ils seront bien longs tes beaux jours
Si tu n'écoutes les amours
Qui vont t'admirer fraîche éclose.
A zéphir je restai rebelle ;
Deux amoureux passant par là
Alors me trouvèrent si belle
Qu'entre leurs baisers me voilà ;
Puis au sein de la bien-aimée
Je devins un gage d'espoir,
Et rose - moi - j'étais le soir
Par son haleine parfumée.
Lorsque s'éveilla la Cigale,
Lorsque le Rossignol chanta,
Dans sa chambrette virginale
L'enfant rêveuse m'emporta.
Puis elle s'endormit joyeuse
Mais durant cette nuit d'été,
Hélas ! ma fragile beauté
S'éparpilla sur l'oublieuse ;
Et vers le matin
A l'aube ravie
S'effeuilla ma vie,
Dans le blanc satin.
Jules Ruelle


Timide Octobre
Timide Octobre, fais-moi place !
Je veux dire le silence roux des vignobles
que les pies, même, respectent,
l'élégance des jeunes chênes
où les mésanges tiennent conseil
et la crécelle des chardons secs ivres de vent.
Voici que des légions de faucheux
assaillent les jardins qui brillent.
Voici que l'écureuil engrange pour l'hiver.
Sur le bord du chemin, les dalles déférentes
saluent l'approche de la nuit
de leurs coquilles millénaires.
Notre calendrier n'est qu'un mauvais repère.
S'installe la véritable saison.
Jean Orizet
