Cadre danseuse - Gif je fais de la danse classique
De l'amour de la danse à l'amour il n'y a qu'un pas.
Jane Austen


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De l'amour de la danse à l'amour il n'y a qu'un pas.
Jane Austen



Belle lune, belle
Belle lune, belle,
Où vas-tu, là-bas ?
Belle lune, belle,
Que cherches-tu là ?
Je cherche un nuage
Pour me faire un lit.
Belle lune, belle,
Que regardes-tu ?
Belle lune, belle,
A qui souris-tu ?
Je vois dans un rêve,
En pyjama bleu,
L'enfant de la terre,
Qui ferme les yeux.
Bonne nuit, la lune,
Sur ton nuage lit.
Bonne nuit, la lune,
Et à moi aussi.
Si tu te réveilles,
Ne fais pas de pluie,
Car c'est ton nuage
Qui me sert d'abri.
(Auteur inconnu)


Les femmes sont fleurs
Il y a des moments où les femmes sont fleurs ;
On n'a pas de respect pour ces fraîches corolles...
Je suis un papillon qui fuit des choses folles,
Et c'est dans un baiser suprême que je meurs.
Mais il y a parfois de mauvaises rumeurs ;
Je t'ai baisé le bec, oiseau bleu qui t'envoles,
J'ai bouché mon oreille aux funèbres paroles ;
Mais, Muse, j'ai fléchi sous tes regards charmeurs.
Je paie avec mon sang véritable, je paie
Et ne recevrai pas, je le sais, de monnaie,
Et l'on me laissera mourir au pied du mur.
Ayant traversé tout, inondation, flamme,
Je ne me plaindrai pas, délicieuse femme,
Ni du passé, ni du présent, ni du futur !
Charles Cros

Quel heureux temps que celui de l'enfance et de l'adolescence !
Toujours à la jouissance du moment, oublieuse du passé, insouciance de l'avenir.
Philippe Aubert de Gaspé




Mathématiques
Quarante enfants dans une salle,
Un tableau noir et son triangle,
Un grand cercle hésitant et sourd
Son centre bat comme un tambour.
Des lettres sans mots ni patrie
Dans une attente endolorie.
Le parapet dur d'un trapèze,
Une voix s'élève et s'apaise,
Et le problème furieux
Se tortille et se mord la queue.
La mâchoire d'un angle s'ouvre.
Est-ce une chienne ? Est-ce une louve ?
Et tous les chiffres de la terre,
Tous ces incestes qui défont
Et qui refont leur fourmilière
Sous les yeux fixes des garçons.
Jules Supervielle


L'été
En été les lis et les roses
Jalousaient ses tons et ses poses,
La nuit par l'odeur des tilleuls
Nous nous en sommes allés seuls.
L'odeur de son corps, sur la mousse,
Est plus enivrante et plus douce.
En revenant le long des blés,
Nous étions tous deux bien troublés.
Comme les blés que le vent frôle,
Elle ployait sur mon épaule.
Charles Cros


C'est la rentrée
Vite, vite, il faut se presser
Le réveil a déjà sonné !
Un peu raplapla,
Toilette de chat.
Petit-déjeuner,
Très vite avalé.
Cheveux en pétard,
Un peu dans le brouillard.
On file comme l'éclair,
Chaussettes à l'envers.
Vite, vite, il faut se presser,
C'est la rentrée !
Sylvie Poillevé
