Bon dimanche !
Bon dimanche à tous mes visiteurs



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Dormez
Reposez-vous, les belles fleurs,
Dormez, dormez !
Les bruits des bois déjà se taisent,
Dormez, dormez !
La nuit va ternir vos couleurs.
Le soir descends,
La nuit va ternir vos couleurs
Au vent du soir
La nuit va ternir vos couleurs
Les nids se taisent.
Reposez-vous, les belles fleurs
Dormez, dormez !
L'astre d'argent veille sur vous,
Dormez, dormez !
Demain vous brillerez encor,
Dormez, dormez !
Le rossignol au chant si doux
Viendra chanter. De vos coeurs
Chassez les pleurs !
Le rossignol au chant si doux
Viendra chanter avec l'aurore,
Viendra chanter avec l'aurore.
Reposez-vous les belles fleurs !
Dormez, dormez !
Stephan Bordèse


Le vendredi 13 est pour vous
- Un jour de chance
- Un jour de malchance
- Un jour ordinaire

Que vous sortiez ou que vous restiez à la maison, bonne et belle soirée à tous !





À la Saint Apollinaire, dernières semailles de laitues en pleine terre.

Oh ! si les fleurs avaient des yeux
Oh ! si les fleurs avaient des yeux,
Ils seraient de mélancolie,
Oh, si les fleurs avaient des yeux,
Que leurs larmes seraient jolies.
Et si les fleurs avaient des ailes,
Elles seraient en pur velours,
Et si les fleurs avaient des ailes,
Elles s'enfuiraient vers l'amour.
Mais si les fleurs avaient une âme
En leurs calices ciselés,
Mais si les fleurs avaient une âme
Leurs parfums seraient des baisers.
G. Buchillot


Tristesse de septembre
Quand le vent automnal sonne le deuil des chênes,
Je sens en moi, non le regret du clair été,
Mais l'inaffable horreur des floraisons prochaines.
C'est par l'avril futur que je suis attristé ;
Et je plains les forêts puissantes, condamnées
A verdir tous les ans pendant l'éternité.
Car depuis des milliers innombrables d'années,
Ce sont des blés pareils et de pareilles fleurs,
Invariablement écloses et fanées ;
Ce sont les mêmes vents susurrants ou hurleurs,
La même odeur parmi les herbes reverdies,
Et les mêmes baisers et les mêmes douleurs.
Maintenant les forêts vont s'endormir, raidies
Par les givres, pour leur sommeil de peu d'instants.
Puis, sur l'immensité des plaines engourdies,
Sur la rigidité blanche des grands étangs,
Je verrai reparaître à l'heure convenue -
Comme un fantôme impitoyable - le printemps ;
Ô les soleils nouveaux ! La saison inconnue !
Éphraïm Mikhaël
