Les dictons de Saint Christophe

Si tu as vu Saint Christophe, tu ne crains aucune catastrophe.
Pluie violente à Saint Christophe peut mener à la catastrophe.
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Si tu as vu Saint Christophe, tu ne crains aucune catastrophe.
Pluie violente à Saint Christophe peut mener à la catastrophe.

La mer
La mer pousse une vaste plainte,
Se tord et se roule avec bruit,
Ainsi qu'une géante enceinte
Qui des grandes douleurs atteinte,
Ne pourrait pas donner son fruit ;
Et sa pleine rondeur se lève
Et s'abaisse avec désespoir.
Mais elle a des heures de trêve :
Alors sous l'azur elle rêve,
Calme et lisse comme un miroir.
Ses pieds caressent les empires,
Ses mains soutiennent les vaisseaux,
Elle rit aux moindres zéphires,
Et les cordages sont des lyres,
Et les hunes sont des berceaux.
Elle dit au marin : "Pardonne
Si mon tourment te fait mourir ;
Hélas ! Je sens que je suis bonne,
Mais je souffre et ne vois personne
D'assez fort pour me secourir !"
Puis elle s'enfle encor, se creuse
Et gémit dans sa profondeur ;
Telle, en sa force douloureuse,
Une grande âme malheureuse
Qu'isole sa propre grandeur !
René-François Sully Prudhomme


Pluie de Saint Bernard fait déborder la mare.
Quand arrive la Saint Bernard, ton blé n'est plus sous le hangar et le moissonneur à sa part.
Saint Bernard fait mûrir les grains en retard.
Un jour d'été parfait c'est un jour où le soleil brille, où une légère brise souffle, où les oiseaux chantent et où la tondeuse à gazon est en panne.
James Dent




À La Sainte Hélène, la noix est pleine et le cerneau se met dans l'eau.
Vigneron qui prie Sainte Hélène, ne perd pas sa peine.

Le soleil
Soleil en terre, tournesol,
Dis-moi qu'as-tu fait de la lune ?
Elle est au ciel, moi sur le sol,
Mais nous avons même fortune
Car sur nous-mêmes nous tournons
Comme des fous au cabanon.
Robert Desnos

Je découvris le camping. J'étais toujours émue, le soir, quand j'apercevais les tentes dressées sur l'herbe d'un pré ou sur la mousse d'une châtaigneraie.
Simone de Beauvoir




Soir d'été
Le soleil brûlait l'ombre, et la terre altérée
Au crépuscule errant demandait un peu d'eau ;
Chaque fleur de sa tête inclinait le fardeau
Sur la montagne encor dorée.
Tandis que l'astre en feu descend et va s'asseoir
Au fond de sa rouge lumière,
Dans les arbres mouvants frissonne la prière,
Et dans les nids : "Bonsoir ! Bonsoir !"
Pas une aile à l'azur ne demande à s'étendre,
Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis,
Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis
Le moucheron pourrait s'entendre.
Marceline Desbordes-Valmore
