• Les arbres ont des feuilles en été pour se garantir du soleil.
    Francis Picabia

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  •  

    Juin

    Très tard le soleil sombre à l'horizon fumant,

    Qui garde dans la nuit ses luisantes traînées.

    Le fécond Prairial sous un clair firmament

    Prodigue la splendeur des plus longues journées.

     

    Une flamme de vie emplit l'immensité.

    Le bleu de l'eau miroite. Adieu la nostalgie !

    L’Été s'épanouit dans toute sa beauté,

    Dans toute sa verdeur et toute sa magie.

     

    Des vagues de lumière inondent les halliers ;

    Les oiseaux de leurs chants enivrent les bocages,

    Et, gais et turbulents comme eux, les écoliers

    -- Les vacances ont lui -- s'évadent de leurs cages.

     

    Sur les arbres, les fleurs, les ondes, les sillons,

    Partout nous entendons vibrer l'âme des choses.

    Nous voyons par milliers éclore papillons,

    Anémones et lis, trèfles, muguets et roses.

     

    Et l'écureuil criard et le bouvreuil siffleur

    De nos vastes forêts font tressaillir les dômes.

    Les pruniers, les sureaux, les pommiers, sont en fleur,

    Et nul mois canadien ne verse autant d'arômes.

     

    Des souffles caressants frangent nos grandes eaux.

    Un invisible encens flotte sur chaque grève ;

    Et, tels les pins, les foins, les mousses, les roseaux,

    Nous entons en nous plus de chaleur, plus de sève.

     

    Nous aimons mieux nos bois, nos champs ; nous aimons mieux

    Nos pères, dont le culte à nos foyers persiste.

    Et dans l'air embaumé vibre l'écho joyeux

    Des chants et des vivats de la Saint-Jean-Baptiste.

    William Chapman


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    Les quatre saisons (été)

    En été les lys et les roses

    Jalousaient ses tons et ses poses,

     

    La nuit, par l'odeur des tilleuls

    Nous nous en sommes allés seuls.

     

    L'odeur de son corps, sur la mousse,

    Est plus enivrante et plus douce.

     

    En revenant le long des blés,

    Nous étions tous deux bien troublés.

     

    Comme les blés que le vent frôle,

    Elle ployait sur mon épaule.

    Charles Cros


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    Écriture musicale

    La musique s'écoule

    Qu'elle coule vive ou lentement

    C'est un enchantement

     

    Emportée par les instruments

    L'âme solidaire de la rive

    Se lâche et part à la dérive

     

    Le temps qui tourne obstinément

    Souvent vécu comme un tourment

    Devient une source d'agrément

     

    Elle vous emporte comme la foule

    Elle vous soulève comme la houle

    Tant qu'elle vous fait perdre la boule

     

    Elle donne des ailes à la pensée

    Quand sur ces rythmes cadencées

    Vos mots se mettent tous à danser

     

    La mélodie qui vous dit j'aime

    Ses notes se suivent sans stratagème

    Comme la rivière porte des gemmes.

    Alain Hannecart


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  • Bonjour et bonne semaine !

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