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    La rose trémière

    Un jour d'air frais de frimaire,

    Le soleil s'éveille et veille ;

    Sur sa terre, la fleur opère.

     

    Généreuse, pourtant naïve,

    Elle laisse flâner son pollen ;

    Coquine, son charme enivre.

     

    Le vent, taquin et complice,

    Trouble les sens d'une abeille ;

    Doute d'un rêve caprice.

     

    Hésitant, la curieuse ose,

    Les battements d'ailes s'enchainent,

    Vole vers sa future rose.

     

    De faune à flore on explore ;

    Rencontre nouvelle ou Merveille ?

    C'est une occasion en or !

     

    De ses pattes délicates,

    Vient la bête et se promène

    Sur ses pétales écarlates.

     

    Conquise, la belle trémière,

    Au pistil au goût de miel,

    Fit offrande de ses anthères.

    Ulric Grondin


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    Admirant le petit carré de fleurs que je cultive en été

    ou les pots de fleurs à ma fenêtre en hiver,

    souvent les gens me disent :

    "Mais comment faites-vous pour avoir des plantes aussi florissantes ?

    Je n'arrive jamais à avoir une aussi belle floraison !

    Quel est votre secret ?"

    Et je réponds d'un mot : l'Amour".

    Célia Thaxter


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  • Travaillant au milieu des fleurs,

    je me surprends à leur parler,

    à les raisonner ou à les gronder,

    à les adorer comme si elles étaient des êtres humains.

    Je provoque pas mal de rires parmi mes amies en faisant cela

    mais cela n'a aucune importance ;

    nous sommes en si bons termes, mes fleurs et moi.

    Célia Thaxter


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    L'immortalité de la rose consiste dans le fait qu'elle est la sœur jumelle des roses futures.
    Ramon Gomez  De La Serna


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  • La valse des fleurs

    Dis, mon Amour, t'en souviens-tu

    De cette mélodie discrète,

    Ce petit air simple et têtu

    Qui s'affichait valse-musette ?

     

    Car il avait pris nos deux cœurs

    Vibrant de folle passion,

    Se nommait la Valse des Fleurs,

    Nous emportait en tourbillon...

     

    Il nous avait si bien grisés,

    Que nous avions perdu la tête,

    Sous l'ardeur de nos doux baisers

    Un soir d'été, dessus l'herbette...

     

    De ce temps là, ne reste rien

    Qu'une petite mélodie,

    Qui va, s'en vient, qui je sais bien,

    S'amuse, tourne, et puis ... s'oublie.

    Kathy FERRE


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