• La valse des fleurs

    Dis, mon Amour, t'en souviens-tu

    De cette mélodie discrète,

    Ce petit air simple et têtu

    Qui s'affichait valse-musette ?

     

    Car il avait pris nos deux cœurs

    Vibrant de folle passion,

    Se nommait la Valse des Fleurs,

    Nous emportait en tourbillon...

     

    Il nous avait si bien grisés,

    Que nous avions perdu la tête,

    Sous l'ardeur de nos doux baisers

    Un soir d'été, dessus l'herbette...

     

    De ce temps là, ne reste rien

    Qu'une petite mélodie,

    Qui va, s'en vient, qui je sais bien,

    S'amuse, tourne, et puis ... s'oublie.

    Kathy FERRE


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  • La lavande

    Voir un champ de lavandes c'est comme voir l'océan

    Ses fleurs mellifères qui se dressent en épis

    Attirent les abeilles comme les papillons

    Et donnent aux piles de linges comme un vent de fraîcheur.

    Alain Hannecart


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  • Les beaux iris de l'avenue

    Les beaux iris de l'avenue

    Panache au vent,

    Violets ou blancs

    Tout en grande tenue,

    Vont passer la revue.

     

    Tenant bien haut leur hallebarde,

    Panache au vent,

    Violets ou blancs

    Les beaux soldats : regarde !

    S'en vont monter la garde.

     

    Ils ont, ma foi, si fière pose

    Panache au vent,

    Violets ou blancs

    Que les tulipes n'osent

    Lever leur tête rose.

     

    En défilant dans les allées

    Panache au vent,

    Violets ou blancs

    Ils conquièrent d'emblée

    Le cœur d'or des pensées.

    Albert Atzenwiler


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  • Les Roses

    Le Printemps rayonnant, qui fait rire le jour

    En montrant son beau front, vermeil comme l'aurore,

    Naît, tressaille, fleurit, chante, et dans l'air sonore

    Éveille les divins murmures de l'amour.

     

    O Sylphes ingénus, vous voilà de retour !

    De mille joyaux d'or la forêt se décore,

    Et blanche, regardant les corolles éclore,

    Titania folâtre au milieu de sa cour.

     

    A travers l'éther pur dont elle fait sa proie,

    Tandis que la lumière, éclatante de joie,

    Frissonne dans la bleue immensité des cieux.

     

    Beauté qui nous ravis avec tes molles poses,

    Dis, n'est-ce pas qu'il est doux et délicieux

    De plonger follement ta bouche dans les roses ?

    Théodore de Banville


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  • La pensée

    Un soir, vaincu par le labeur

    Où s'obstine le front de l'homme,

    Le m'assoupis, et dans mon somme

    M'apparut un bouton de fleur.

     

    C'était cette fleur qu'on appelle

    Pensée ; elle voulait s'ouvrir,

    Et moi je m'en sentais mourir :

    Toute ma vie allait en elle.

     

    Échange invisible et muet :

    A mesure que ses pétales

    Forçaient les ténèbres natales,

    Ma force à moi diminuait.

     

    Et ses grands yeux de velours sombre

    Se dépliaient si lentement

    Qu'il me semblait que mon tourment

    Mesurât des siècles sans nombre.

     

    Vite, ô fleur, l'espoir anxieux

    De te voir éclore m'épuise ;

    Que ton regard s'achève et luise !

    René Armand François Sully Prudhomme


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