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    Il était une fois... AVRIL

    L'aube se dénudait sous le vent frissonnant,

    La jeune demoiselle en robe de dentelles,

    Le visage étonné, chantait les ritournelles

    Et ses doux sentiments au printemps triomphant.

     

    Belle du temps jadis, vous croisiez quelquefois,

    Lors de vos flâneries dans les allées du parc,

    Sous les verts ombrages, Cupidon et son arc

    Et vos joues empourprées trahissaient votre émoi.

     

    Sur votre ombrelle, Avril et sa romance

    En gouttes de soleil, en notes romantiques,

    Effaçaient les ombres de vos yeux nostalgiques,

    Soulignaient leur contour en lueurs d'espérance.

     

    Quand dimanche sonnait au clocher du village

    De vos promenades dans le champ alentour

    Vous emplissiez vos bras de pétales d'amour

    Et rêviez du bonheur en suivant les nuages.

     

    Dans l'écrin de vos jours poussait l'âme des fleurs

    Et le parfum d'avril, dans vos jardins secrets,

    Embaumait l'horizon de ses charmes discrets,

    Donnait à vos pensées l'ivresse et ses couleurs.

    Michèle Brodowicz


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    Encore un printemps

    Encore un printemps, encore une goutte de rosée, qui

    se bercera un moment dans mon calice amer, et qui s'en

    échappera comme une larme !

     

    Ô ma jeunesse, tes joies ont été glacées par les baisers

    du temps, mais tes douleurs ont survécu au temps qu'elles

    ont étouffé sur leur sein.

     

    Et vous qui avez parfilé la soie de ma vie, ô femmes !

    s'il y a eu dans mon roman d'amour quelqu'un de trompeur,

    ce n'est pas moi, quelqu'un de trompé, ce n'est pas vous !

     

    Ô printemps ! petit oiseau de passage, notre hôte d'une

    saison qui chante mélancoliquement dans le cœur du poète

    et dans la ramée du chêne !

     

    Encore un printemps, encore un rayon du soleil de mai

    au front du jeune poète, parmi le monde, au front du

    vieux chêne, parmi les bois !

    Aloysius Bertrand


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    Il est doux de songer que je servirai un jour à faire croître des tulipes.
    Gustave Flaubert


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    Le printemps

    Au printemps on est un peu fou.

    Toutes les fenêtres sont claires,

    Les prés sont pleins de primevères,

    On voit des nouveautés partout.

     

    Oh ! regarde ! une branche verte !

    Ses feuilles sortent de l'étui !

    Une tulipe s'est ouverte...

    Ce soir, il ne fera pas nuit.

     

    Les oiseaux chantent à tue-tête,

    Et tous les enfants sont contents.

    On dirait que c'est une fête...

    Ah ! que c'est joli, le printemps.

    Lucie Delarue Mardrus


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  • Bonjour Monsieur Printemps

    Ce matin un petit bonhomme

    Visage frais comme un bonbon

    Portant un bel habit vert pomme

    Est arrivé dans le vallon

    C'est pour le saluer peut-être

    Qu'aussitôt monsieur le Soleil

    Avec tous ses rayons vermeils

    A mis le nez à la fenêtre

    Alors par les prés et les bois

    Tous les petits enfants

    Chantèrent à la fois

     

    Bonjour, bonjour monsieur Printemps

    A la grand route des nuages

    Avez-vous fait un beau voyage

    Et qu'apportez-vous si content ?

    Je vous apporte le beau temps

    Mes enfants

    A répondu monsieur Printemps

     

    Alors il fit la pirouette

    Puis un salut très solennel

    De la fontaine encore muette

    Il brisa la prison de gel

    Voyant ça dans leur nid de mousse,

    Les fauvettes et les pinsons,

    Entonnèrent à l'unisson,

    Leurs chansonnettes les plus douces.

    Le vieux clocher tout étonné

    Joyeusement s'est mis à recarillonner.

     

    Bonjour, bonjour monsieur Printemps

    Sortez votre boite à peinture

    La terre a besoin de verdure

    Et de lilas tout fleurissants

    Vous en aurez dans un instant

    Mes enfants

    A répondu monsieur Printemps.

     

    Et puis avec ses mains fluettes

    Il cueillit une branche de bois

    De cette magique baguette

    Il frappa sur le sol trois fois

    Avec les fleurs en ribambelle

    Poussèrent tous les papillons

    Et dans le ciel en tourbillons

    Arrivèrent les hirondelles

    Alors les petits enfants

    Se mirent à genoux

    Et dirent suppliant

     

    Et nous, monsieur le Printemps,

    Des petits bambins que nous sommes

    Vous devriez faire des hommes

    Vous en auriez pour un instant ?

    J'aime mieux vous laisser longtemps

    Des enfants

    A répondu monsieur Printemps.

    René Paul Groffe-Zimmermann


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